Aujourd'hui, pour la double critique, je vous propose Iron Man 3 et Les Profs, un américain, l'autre français et deux films qui valent le coup d'être vu (enfin, plus l'un que l'autre quand même !)
Iron Man 3
L'homme de fer est de retour, et ça ne plaisante pas.
Le retour de Tony Stark était attendu après un Iron Man 2 très moyen et un Avengers excellent. Remontra-t-il la licence Iron Man au niveau du 1 ?
Tony Stark est toujours aussi occupé avec ses armures et autres créations et depuis Avengers, il a des crises d'angoisse régulièrement. Un nouvel ennemi, le Mandarin, menace la sécurité des Etats-Unis, et par extension, du monde (oui, c'est normal). Tony Stark arrivera-t-il à faire face à une menace terroriste et à ses propres questions existentielles ?
Salut, moi c'est Tony Stark, je suis milliardaire et pa
On retrouve, toujours avec plaisir, Robert Downey Jr dans le rôle du super-héros playboy le plus riche de chez Marvel. Et autant le dire tout de suite, c'est toujours lui le principal argument d'Iron Man 3 ! Toujours autant à l'aise dans le rôle de Tony Stark, il occupe toujours autant l'écran par son jeu toujours aussi brillant !
Mais ce n'est pas tout, les dialogues sont bien travaillés et quelques répliques sont bien sentis (dans la veine de ça : http://www.youtube.com/watch?v=KY0-9SDF57I, je ne vais pas vous gâcher le film !) et le scénario, bien qu'un peu prévisible, est plutôt bien mené. Après, le rythme n'est pas bien géré, deux ou trois temps morts, mais rien de bien handicapant.
Son surnom ? Georges Abitbol
J'ai une grosse déception sur le film, mais je ne peux malheureusement pas vous en parler sous peine de vous spoiler. Et c'est un point qui, je le sais, divise les gens, surtout les fans de comics : certains ont adoré, j'ai été assez déçu, et pour d'autres personnes ça plombe le film. Il s'agît d'un rebondissement : je ne pense pas qu'il plombe le film, une fois le rebondissement passé, ça ne gâche pas tout.
Ah oui, une dernière chose : si vous n'avez pas vu Iron Man 1 et 2 et/ou Avengers, ce n'est pas un soucis pour comprendre le film, donc vous pouvez y aller les yeux fermés.
Iron Patriot, un sujet qui a divisé les fans également
Au niveau visuel, Iron Man 3 est une tuerie, mais est-ce nécessaire de le le préciser ? Si vous avez vu Avengers, vous savez que Marvel Studios aime bien en mettre plein les mirettes aux spectateurs ! Et Iron Man 3 ne déroge pas à la règle, c'est assez impressionnant, et la 3D, pour ceux qui voudraient le voir en 3D, est plutôt réussi.
Bref, Iron Man 3 est une bonne surprise, il rattrape largement Iron Man 2 mais attention quand même à ce rebondissement qui pourrait faire tâche pour les fans. Pour ceux qui ne connaissent pas les comics, allez-y, ça ne vous affectera pas !
8/10
Les Profs
Bon, l'adaptation n'a jamais été une spécialité française (Blueberry ...), ni même une spécialité en général du cinéma (excepté par quelques génies comme Whedon, Snyder ...). Que penser donc de l'adaptation d'une BD qui est sympathique mais qui ne figure pas parmi les meilleures BD françaises ? Réponse dans quelques lignes.
Les profs nous raconte l'histoire du lycée Jules Ferry dont le taux de réussite au bac ferait pâlir le taux de réussite à un test d'orthographe d'une équipe de joueurs de foot. À situation désespérée, mesure désespérée, On fait appel à la pire équipe de profs possibles. Moins fois moins, ça fait toujours plus ?
Les élèves, ou ceux qu'il faut sauver du désastre ...
Les comédies à la Française, tout bon cinéphile s'en méfie. Pas forcément comme de la peste, mais pas loin. Les profs faisait parti de ce genre de film, mais finalement, on s'en sort plutôt bien ! Réalisé par Pierre-François Martin-Laval (Pef pour les intimes), cet ancien Robin des Bois qui nous avait livré le joli "Essaie-moi" et le médiocre "King Guillaume", et avec Pef, Isabelle Nanty, Kev' Adams, Christian Clavier, le casting ne laissait pas place au rêve a priori, mais finalement, la bonne humeur et le côté un peu déjanté du film nous emporte finalemennt dans une succession de gags plus ou moins réussis. Quelques gags un peu lourds viennent nous rappeler quand même qu'on n'a pas affaire avec Hazanavicius et son, pour moi, excellent OSS 117 : Rio ne répond plus (et ce bien que j'aime bien Pef).
La fine équipe !
Bref, les profs sont une bonne surprise, ce n'est pas le film de l'année, mais vous passerez un bon moment devant !
Ca y est, ils ont fini de se taper dessus, il y a eu des gagnants, des perdants, et dans tout ça, le lecteur est de quel côté ?
Vengeurs contre X-men et vous ne revez pas, Wolverine est bien contre Emma Frost !
Il faut avouer que le scénario de départ laissait peu de doute quand au niveau intellectuel du cross-over, on est loin de l'introspection et du récit profond, ici, un seul mot d'ordre : Baston !
Le retour du Phoenix sur Terre a réveillé certaines cicatrices au plus profond des cœurs de certains et les autres savent de quoi est capable cette entité dont on ne sait pas grand chose. Scott Summers, alias Cyclope, y voit une occasion de sauver les mutants à travers Hope, la première mutante née après le fameux jour où la Sorcière rouge neutralisa presque tous les mutants de la Terre, qui est annoncée comme le messie qui les sauvera tous. Les vengeurs ne l'entendent pas de cette oreille et vont tout faire pour empêcher les X-men d'utiliser le Phoenix...
Soyons clairs : AvX n'est pas le meilleur cross-over Marvel, mais il a le mérite d'un peu rattraper le niveau comparé à Fear Itself qui avait tendance à le plomber. Nous sommes là en présence d'un récit pas très recherché et des fois un peu perché (qu'ont à voir Ku-lun la cité mythique du kung-fu et le Phoenix ? Vous le découvrirez en lisant le ties-in New Avengers !), mais qui a le mérite de rester à peu près cohérent jusqu'à la fin.
Cette variante est superbe, j'adore Skottie Young !
Tient, parlons-en de cette fin : celle de Fear Itself m'avait profondément déçue en étant expédié trop vite fait, et bien là, vous avez le droit à une vraie fin comme il se doit, tout à fait épique, et surtout avec deux trois petits rebondissements à la clé (dont un tout à fait surprenant !), bref, une fin comme elle se doit d'être !
Globalement, on en ressort avec une impression de bourrinitude (oui, je fais des barbarismes) incarnée : globalement, c'est bourrin, très bourrin, voir pour certains un peu trop. Et les auteurs ont d'ailleurs poussé l'excès (ou ont eu l'idée géniale, c'est au choix) de proposer des numéros hors-séries : les Versus qui présentent certains combats en particuliers (Psylocke vs Daredevil est pour moi le meilleur combat du lot, classe et trépidant !) un peu à la manière d'un combat de catch (avec des logos et tout, très franchement, j'ai bien accroché à cette idée). Le scénario est bien pensé des fois (avec un passage épique où Spiderman joue les héros et montre qu'il a des tripes !) mais ça reste peu surprenant sur l'ensemble au final dans le déroulement. Du classique en somme.
Un exemple de Versus, concept bien vu !
Après au niveau des dessins, si on pouvait se passer des premiers numéros, on le ferait. Très honnêtement, Romita Jr a fait un boulot très moyen sur les premiers numéros et quand on passe à Coipel, c'est un peu (beaucoup en fait) comme une bouffée d'air frais ! Mais malheureusement, on ne peut pas y échapper ...
Pour les ties-in, ils se sont moins dispersés que pour Fear Itself, après on se retrouve toujours avec des ties-in inégaux : New Avengers parle un peu de tout et n'importe quoi (mais aborde justement la mystérieuse cité de Ku-lun), Avengers montre l'état de désespoir des Vengeurs, X-men nous montre un peu la chose du côté des X-men justement (ce qui est pas négligeable puisque le récit suit principalement les Vengeurs) avec une petite aventure face à M. Sinistre et puis une opposition Malicia / Miss Marvel qui rappelle de vieux souvenirs. Il n'y a pas vraiment un tie-in comme Journey Into Mistery qui râfle la mise en terme de meilleur ties-in mais au moins, il y a de la constance.
ça ...
Contre ça ! La French Touch l'emporte haut la main !
Le mois prochain sort AvX : Conséquences où l'on suivra les conséquences de ce cross-over et la naissance de certaines séries (Uncanny Avengers, Uncanny X-men, All New X-men ...), et les échos sont bons sur ce numéro ! Surtout avec le retour de Cable (qui aura sa propre équipe de X-Force !) ...
Mystérieux hein ? Rendez-vous en juin avec Bacchalo au dessin pour comprendre !
Pour conclure: AVX ne s'élève pas au rang d'un [Mettre ici votre cross-over Marvel préféré], mais il a le mérite d'éviter les écueils de Fear Itself (le soufflet pas très reluisant qui s'effondre à la fin ...) et propose un contenu divertissant, à défaut d'être intelligent ! Vous pouvez tenter le Marvel Deluxe quand il sortira donc !
7/10
Une autre de Young, sympa encore une fois (bien que Diablo ne soit pas "vivant" à ce moment-là)
Je vais parler aujourd'hui d'un jeu qui
m'est très cher, non pas qu'il atteigne des sommets de qualité,
mais quand on fait des soirées avec des potes, je l'emmène souvent
et en général , ça ne manque pas, on y vient. Ou pourquoi
jouer aux petites voitures n'a jamais été aussi fun.
Mashed est un jeu de course style
arcade développé par Empire Interactive et sorti en 2006 sur PS2 et
Xbox. Le jeu a connu une extension stand-alone dont je vais vous
parler aujourd'hui, Fully Loaded, contenant quelques bonus
supplémentaires, le jeu a alors connu une sortie sur PC. Le jeu est
jouable jusqu'à 4.
Le jeu rappelle Micromachines sorti
sur PS1 (si vous connaissez, faites moi signe, j'ai l'impression
d'être le seul à m'en souvenir!) : vous pilotez des voitures
de différentes couleurs en vue de dessus (ou assez proche au début, mais on en vient vite à une caméra éloignée), les voitures ont toutes
les mêmes statistiques globalement. Vous disposez de plusieurs modes
de jeux : poursuite (ou le jeu du gendarme et du voleur),
bataille (où vous devez être le dernier en piste soit en détruisant
les véhicules ennemis par sortie de terrain, par les armes ou bien
en les distançant assez), capture the flag (seulement en multi).
Votre voiture peut s'armer de
différentes … armes. Un mortier (à munitions téléguidées,
allez comprendre), des mines, un missile, une flaque d'huile, un
lance-flamme arrière, une mitrailleuse avant, un fusil à pompe et
un flash (le flash est somme toute assez inutile puisque l'IA s'en
fiche un peu et en multi, vous risquez de vous planter en
l'utilisant, excepté si vous voulez distancer vos adversaires dans
un virage que vous venez de passer.) .
La jouabilité est bonne, les voitures
sont en général réactives, donc si vous vous plantez, ce n'est que
de votre faute ! (Sauf sur Polar Wharf, argh, ça y est, le nom
est tombé, j'y reviens plus loin...).
Le mode solo est une succession
d'épreuve pour débloquer des circuits. Soyons clairs, vous le
faites en général que pour débloquer, pas pour y prendre du
plaisir : les défis sont au début pas très difficiles mais ça
se corse vite, et l'IA pilote très bien, il n'est donc pas facile de
gagner certaines épreuves (surtout les épreuves seul contre tous).
D'autres fois, l'IA triche un peu : lors des batailles à 4, un
véhicule peut plusieurs fois vous bloquer pour laisser gagner un
autre véhicule. C'est un peu rageant mais il faut bien en passer par
là... Mais notons quand même deux ou trois défis sympas qui vous
mettent en prise avec un hélico ou qui vous met la pression en vous
collant une bombe au capot.
Venons-en à l'atout principal du jeu :
le mode multi. Ah, le mode multi ! J'en aurai passé des heures
dessus ! Imaginez plutôt, 4 potes, des petites voitures, des
circuits courts et une conduite nerveuse.. Bref, du fun en boite !
Le mode multi est vraiment bien pensé : si vous n'avez que deux
manettes sous la main vous pouvez quand même jouer à 4 en vous
partageant une manette à deux (ingénieux! Et déjà utilisé sur Micromachine), vous pouvez régler la
difficulté de conduite différemment (un joueur débutant aura une
voiture moins nerveuse mais qui tient mieux la route alors qu'un pro
aura une véritable voiture de course!) ! Sur les modes de jeux
disponibles, capture the flag, poursuite et bataille. On pourrait
croire que c'est peu, mais finalement c'est le mode bataille qui
remporte toutes les adhésions. Ah, une petite chose avant de parler
de Polar Wharf, dans le mode bataille, lorsque vous êtes
malencontreusement décédé des suites d'un décès (sortie de
terrain, voiture trop abîmée...) vous pouvez quand même pourrir la
course à coup de lance-roquette posée sur des hélicoptères qui
suivent la course (mais que foutent des hélicos armés de
lance-roquette au dessus d'une course de voiture?). Ça peut changer
la donne d'une course ou ça peut être totalement gratuit, mais
c'est fun.
En particulier... Désolé messieurs
les développeurs, vous vous êtes (un peu) embêté à créer
quelques circuits, mais il y a un circuit duquel on ne peut se
détacher, et on ne comprend pas trop pourquoi, mais c'est comme ça,
c'est POLAR WHARF.
N"ayant pas pu trouver une photo de Polar Wharf version Mashed, voici la version PS3 qui y ressemble beaucoup
Imaginez, si on vous propose un circuit
de ce genre (un grand ovale) dans un Gran Turismo, vous vous mettez à rire (ou à
pouffer, ou à rager, c'est selon), en balançant de votre air
supérieur « On n'est pas au Nascar ici ! » (Si vous
savez pas ce que c'est, ne cherchez pas à savoir, c'est mieux pour
vous). Certes, mais dans Gran Turismo, il n'y a pas de lance-missile.
Alors que là oui. Et surtout, parce qu'il y a de la glace, ÇA GLISSE !
Oui, votre voiture vous trahira plus de
fois que vous ne le pensez, ce circuit remet un peu les compteurs à
zéro : vous aurez beau être un conducteur hors pair sur les
autres circuits, les affres de Polar Wharf sont difficiles à
affronter ! La tenue de route s'en trouve donc changée et
surtout grandement réduite, il est temps d'en profiter... Avec
quelques dérapages bien sentis, vous pouvez sortir vos ennemis d'un
coup de cul magistral ! Et vous attirez leurs foudres, mais
qu'importe, c'est assez jouissif. Et bizarrement, ça rend addict de
faire ça, on ne sait toujours pas pourquoi...
Bref, Mashed, c'est du bonheur en
multi. Si vous recherchez un bon jeu multi, n'en jetez-plus, enfin,
jetez-vous dessus plutôt !
À noter qu'une suite est sortie
l'année dernière sur le XboxLive et le PSN, mais je n'ai pas eu
l'occasion de la tester.
Que diriez-vous si du jour au lendemain, une entité qui contrôle l'Espace et le Temps vous informe que vous faites parti des personnes désignées pour s’entre-tuer afin de devenir le nouveau Dieu de l'Espace et du Temps? Mirai Nikki (The Future Diary, je vous parlerai ici de la version animée) nous propose un élément de réponse, accrochez-vous, c'est (vraiment) costaud.
Yuno et Yuki, les deux protagonistes principaux de Mirai Nikki
Yukiteru Amano est un lycéen renfermé sur lui-même, il ne fait qu'observer tout ce qui se passe autour de lui sans réagir et s'enferme dans sa bulle avec son ami imaginaire, Deus, dieu du Temps et de l'Espace. Pourtant, cet ami imaginaire interagit un jour avec lui via son téléphone en lui proposant de voir l'avenir... Peu après avoir expérimenté avec crainte le "pouvoir" de son téléphone, il apprend coup sur coup que Deus existe vraiment, qu'il n'est pas le seul à posséder un objet qui peut prédire l'avenir et qu'il fait parti d'un groupe de plusieurs personnes toutes en lice pour succéder à Deus sur le trône de Dieu de l'Espace et du Temps, et qu'il devra survivre à une sorte de Battle Royale (pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, c'est un combat à mort où tous les coups sont permis pour tuer ses adversaires) pour prendre la place de Deus.
DEUS, par qui tout arrive
Soyons clair sur une chose, le scénario de Mirai Nikki est assez capillotracté. Le postulat de base n'est déjà pas simple en soi et le scénario se complexifie peu à peu au fil du temps, nous baladant assez aisément entre fausses pistes et faux semblant. Mais, si vous restez accrocher au scénario, c'est un véritable bonheur à suivre car il n'y a pas d'incohérence grossière et jusqu'au bout les rebondissements se multiplient avec un final à vous couper le souffle! Chaque élément scénaristique participe vraiment à l'ambiance
Yuno, LE personnage de la série
Le principal intérêt de la série est l'un des personnages principaux: Yuno Gasaï. Sans trop vous en dire, vous apprendrez à découvrir ce personnage: elle est amoureuse de Yukiteru Amano et elle fait partie de ce fameux groupe de personnes sélectionnées pour tenter de prendre la place de Deus. Mais c'est un personnage beaucoup, beaucoup, beaucoup plus ambiguë qu'il n'y paraît et on se surprend à l'apprécier énormément bien qu'elle revêt un côté malsain, mais je m'arrête-là, j'en ai déjà trop dit.
Quelques personnages importants
Les autres personnages secondaires ne sont pas en reste, entre les personnage plutôt là pour l'humour et les personnages plus sérieux, la galerie est plutôt vaste et il n'y a pas vraiment de personnages peu travaillés: chacun a son histoire et chacun a une bonne raison de vouloir gagner le Survival Game outre sa survie personnelle, que ce soit rendre le monde meilleur, l'asservir... Et surtout retenez qu'il faut se méfier des faux semblants. Car les participants au Survival Game ne sont pas tous tout blanc ou tout noir.
L'animé propose des graphismes soignés, des musiques superbes et un rythme assez soutenu. Rien à redire de ce côté-là donc.
On vous avait prévenu que ça pourrait être sanglant.
Par contre, avant de vous embarquer là-dedans, sachez que Mirai Nikki est violent, certains scènes sont sanglantes et d'autres scènes peuvent être dures à encaisser.
En bref, Mirai Nikki, c'est à essayer. Sur 10 sushis, j'en donne 9!
Après une longue absence (due à une surcharge de travail pour les préparations de concours), j'ai décidé de reprendre le blog avec un point final sur Fear Itself (pour ceux qui voudraient se procurer l'intégral).
Fear Itself est fini depuis moins d'un an (depuis juin 2012 pour être précis) et j'avais fait un bilan de mi-course laissant quand même le bénéfice du doute aux auteurs. Finalement, qu'en est-il?
Les braves se dressant contre le mal venant des cieux Asgardiens
Eh ben soyons honnêtes, Fear Itself est assez loin du chef d'oeuvre, ce n'est pas celui qui remplacera Civil War ou House of M dans le coeur des fans. Ce qui est franchement dommage car le synopsis laissait présager de choses pas mal du tout: un Dieu Asgardien oublié de tous qui se réveille pour répandre la Terreur sur Terre grâce à 8 Dignes (des avatars) choisis parmi les gentils et surtout les méchants. Et des héros qui se battent tant bien que mal contre une menace qui les dépassent, tandis que Thor devra faire face à une prophétie annonçant sa mort!
Les Avatars de la Peur: Les dignes
À qui la faute donc? Montrons le premier coupable du doigt, Matt Fraction, le scénariste. Le soucis avec Fraction, c'est que c'est un scénariste qui aime prendre son temps, il peut faire des merveilles comme des erreurs, et sur une série telle que Fear Itself dont le taux d'epicness doit dépasser les 50% par page, il s'est un peu vautré. Le rythme est molasson, avec seulement quelques passages bien sentis (cf. le combat de Thor contre deux Dignes qui vaut le coup d'oeil à lui tout seul) mais on s'enlise dans du blabla scénaristique finalement assez dispensable à la vue de la teneur du scénario en terme de suspens. Sans parler du combat final, censé être le point d'orgue du cross-over pour lequel finalement nous avons que quelques pauvres cases... Alors que le final était pourtant amené de manière assez alléchante, nous promettant un combat épique avec des personnages peu usités par Marvel!
Une équipe pourtant alléchante pour le combat final!
Le deuxième coupable: le nombre incroyable de ties-in. Un tie-in, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est lorsqu'une histoire assez générale déborde sur des séries régulières: par exemple nous avons eu le droit à des épisodes de Spiderman qui concernaient Fear Itself, et d'autres séries également... Et c'est bien là le problème: trop de séries ont eu le droit à un tie-in et au final très peu sont réussis. Ne parlons pas du tie-in Deadpool qui est bien fendard mais carrément à côté de la plaque scénaristiquement parlant (les deux seuls liens avec l'histoire sont l'apparition du Fléau le temps d'une case et le fait que Deadpool essaie d'arnaquer le Morse en lui faisant croire qu'un marteau était celui d'un Digne...). Les autres sont assez dispensables: Avengers devient assez pénible à lire (bien qu'illustré par Bachalo, ce génie!) au bout de trois épisodes, basés sur un système d'interview assez inutile finalement, New Avengers nous montre juste comment Dardevil finit par intégrer l'équipe des New Avengers, Iron Man nous montre le combat l'opposant à la Gargouille Grise, mais excepté la fin, le reste est assez pénible également...
Avengers vs Le Dieu Serpent!
Mais dans les ties-in, il y en a quelques uns à sauver: celui concernant l'Académie des vengeurs, où la situation met sous pression la jeune équipe toujours fragile. Si vous êtes fan de télé-réalité [L'académie des vengeurs donne toujours cette impression de Star Academy héroïque] ou bien tout simplement fan de cette série, le tie-in remplit bien son contrat avec une intrigue rondement bien menée et des combats sympathiques.
Le deuxième tie-in réussi et pour moi celui qui mérite carrément la place de numéro 1 sur le podium est Journey Into Mistery. Loki est mort il y a peu, et un "nouveau" Loki a pris sa place, un Loki enfant qui est comme une page blanche, qui n'a aucun souvenir des actions de son prédécesseur. Mais bien entendu, porter le nom de Loki attire la méfiance de son entourage et surtout être un "nouveau" Loki semble vouloir dire pour tous qu'on est prédestiné à faire le mal. Mais Loki va tenter de prouver le contraire à tous... Et d'une fort belle manière, l'Histoire est passionnante à suivre: bien qu'à nouveau jeune et quasiment innocent, Loki a gardé du côté malicieux et n'hésite pas à entourlouper chacun et chacune pour arriver à ses fins. Un vrai régal pour les yeux et surtout le cerveau.
Le tie-in X-men n'est pas dépourvu de qualité non plus, proposant aux lecteurs quelques éléments nouveaux dans la famille Mutante.
Enfin, mention spécial au tie-in des Vengeurs des grands lacs une équipe assez peu connue qui propose un tie-in court, humoristique et sans chichi, il se paie même le luxe d'être, à mon sens, plus drôle que le tie-in Deadpool.
La série qui remporte la palme du meilleur tie-in!
Le troisième coupable: le peu de vraies conséquences. Fear Itself se finit, et sans spoiler, beaucoup de choses qui se seront passées dans l'Histoire resteront sans conséquence, la faute à des pontes trop frileux sûrement. Ce qui est agaçant car certains rebondissements n'étaient pas mauvais du tout mais se retrouvent gâchés par cette volonté de ménager les lecteurs.
Bref, que retenir de Fear Itself? Si vous êtes fan d'histoire Asgardienne, pourquoi pas, mais je vous conseille d'essayer de vous procurer en complément le TPB Journey Into Mistery (voici un lien) qui vous satisfera. Sinon, évitez-le de préférence si vous êtes un nouveau venu et jetez-vous sur Civil War qui est une valeur sûre.
Un petit mot sur deux séries post Fear-Itself: The Fearless et Battle Scars.
Battle Scars nous place peu après Fear Itself, Marcus Johnson, un Ranger de l'armée Américaine, se retrouve au centre de toutes les convoitises, traqué par de multiples chasseurs de têtes... Mais pourquoi?
Battle Scars nous montre donc un nouveau personnage qui va prendre beaucoup d'importance par la suite. Je ne vous spoilerai pas le rôle qu'il va prendre bien entendu... Mais c'est plutôt bien mené. Après, ce n'est pas non plus l'Histoire la plus excitante du monde, et on sent un peu que ce récit est un peu forcé pour le faire rentrer dans l'Univers Marvel.
The Fearless se déroule tout de suite après Fear Itself également: Le Serpent Vaincu, les Dignes déchus de leurs marteaux, tous sont maîtrisés. Tous? Sin, fille de Crâne Rouge réussit à s'enfuir et veut continuer la quête de son père en cherchant tous les marteaux qui se sont retrouvés disperser aux quatre coins de l'Univers après défaite du Serpent. De son côté, Valkyrie, fidèle servante d'Odin, se voit charger de ramener les marteaux en Asgard, coût que coûte. Une course contre la monde s'engage entre les deux femmes.
The Fearless prolonge donc l'aventure Fear Itself en proposant une histoire amenant une fin logique à la vue des évènements ayant eu lieu durant la fin de Fear Itself. Qu'en dire? Que bizarrement, l'histoire est mieux mené dans the Fearless que dans Fear Itself et ce pour une bonne raison: là où Fear Itself devait vendre du rêve avec des combats dantesques, The Fearless nous proposait un scénario plutôt basé sur le suspens et sur la "rivalité" entre Sin et Valkyrie. Contrat quasiment rempli, le suspens tient jusqu'au bout et le final nous offre un combat épique, ce qu'aurait dû être le final de Fear Itself. Après, on tombe dans deux ou trois facilités de scénario, mais on oublie assez vite ça. Et surtout, ça fait plaisir de voir Valkyrie héroïne d'un récit!
Bref, Battle Scars et The Fearless rehaussent le niveau un peu bas de Fear Itself, sans pour autant le transporter vers les hauteurs atteintes par d'autres oeuvres Marvel.
Fallait que je fasse ce test... Skyim
est l'un des jeux qui était le plus attendu en 2011, il a débarqué
le 11 novembre 2011... Qu'en est-il finalement? Si vous n'avez pas
vécu dans une caverne (ou que vous vous vous intéressez un minimum
aux jeux vidéos), vous connaissez déjà la réponse, sinon, lisez
la suite.
Skyrim est le cinquième épisode
officiel de la série des Elder Scroll: c'est une série connue pour
être un jeu à l'univers ouvert rempli de fantaisie où vous pouvez
faire un peu tout et n'importe quoi: devenir un bandit des grands
chemins comme un grand chevalier ou un assassin. Chaque épisode est
connu pour être plutôt époustouflant du côté graphique (moins
du côté du level design, certains épisodes sont assez vides au
niveau du décor malheureusement, enfin, surtout les premiers!) et d'avoir une durée de vie
absolument énorme. Et Skyrim poursuit la tradition.
Ça donne envie de partir à l'aventure, hein?
Le jeu prend place à Bordeciel (ou
Skyrim) sur les terres des Nordiques: une guerre fait rage entre un
groupe de Nordique, se faisant appelé les Sombrages (du nom d'Ulfric
Sombrage, j'y reviens), et l'Empire. Les Nordiques revendiquent leur
identité et leur culture et l'Empire veut imposer ses lois. Le jeu
commence après qu'Ulfric Sombrage ait assassiné le Haut-Roi de
Bordeciel avec une magie étrange: l'art de la Voix. Alors que vous
êtes sur le point de passer sur le billot et de perdre la tête, un
Dragon attaque le camp où vous vous trouvez! Ni une ni deux, vous
fuyez le camp... Et vous voilà plongé dans Bordeciel... Où vous
devrez enquêter sur le retour des Dragons! Car oui ces petites
bestioles n'ont pas été vu sur ces terres depuis quelques centaines
d'années.
"Coucou, c'est moi que voilou!"
Le scénario est plutôt classique dans
la trame principale: un événement surnaturel (enfin qu'est-ce qui
peut être qualifié de surnaturel dans un monde comme celui d'Elder
Scroll?) surgit, et vous devez en trouver la cause (et pourquoi pas,
l'éliminer.). Mais il est plutôt bien mené dans son ensemble et
vous amènera aux 4 coins de Bordeciel, vous faisant rencontrer une
foule de personnages charismatiques. Vous n'avez pas trop de contrôle
sur le déroulement du scénario, quelques petits choix par-ci par-là
au plus sur comment les personnages vous voient.
Non ce qui est vraiment bien dans
Skyrim, comme dans chaque épisode d'Elder Scroll c'est que vous êtes
libre: libre comme l'air de pouvoir vous promener pour découvrir la
carte, de parler aux gens et de pouvoir avoir des quêtes
secondaires! Ça va des quêtes simples (aller parler à quelqu'un) à
des quêtes complètement loufoques (Une nuit de folie est
particulièrement hilarante) en passant par les éternelles quêtes
« FedEx » (livrer un objet d'une personnage A à une
personne B puis retrouver un personnage C pour qu'il vous dise qu'un
personnage D a ce dont a besoin le personnage A, c'est pire que dans
l'administration!).
Contrairement aux autres épisodes,
votre réputation (badass, bienfaiteur, bandit...) n'influe pas sur
votre quête principale, ce qui pourrait constituer une petite
déception pour certains ou un soulagement pour d'autres.
La durée de vie est absolument
gigantesque, on avoisine presque la centaine d'heure pour tout finir
à fond ce qui est, à l'heure actuelle, bienvenue! Le nombre de
quêtes est gigantesque, faites attention à ne pas avoir trop à en
faire d'un coup! Vous pouvez les faire dans l'ordre que vous voulez
et le menu vous permet de choisir lesquelles afficher en priorité.
"J'aurai pas dû prendre un bouclier de bois contre un dragon qui crache du feu..."
Le système d'évolution a été plus ou moins simplifié depuis Morrowind: il n'y a plus de classes prédéfinies. les compétences (au nombre de 15, répartis en 3 grandes classes) évoluent au fil de leur utilisation: par exemple la compétence arme lourde augmente lorsque vous utilisez des armes lourdes. La compétence armure légère augmente lorsque vous portez une armure légère et que vous prenez des coups. Vous pouvez donc créer le personnage idéal à votre image: si vous jouez un voleur, vous préférerez porter des armures légères, manipuler des armes à une main et être très discret. A contrario, un barbare favorisera l'armure lourde et les armes lourdes... Les archétypes se font surtout au fil du jeu, en fonction des compétences que vous augmenterez. Donc vous aurez l'occasion dès le début du jeu de goûter à plusieurs genre de gameplay afin de pouvoir faire son choix.
Un personnage argonien qui utilise de la magie!
Une autre originalité vient de l'un des point de scénario: vous êtes un Dovahkiin, un être à l'âme de dragon. Vous êtes destiné(e) à combattre les dragons qui reviennent à Bordeciel. Dans ce cadre, vous pourrez utiliser "l'art de la Voix": en gros votre personnage produit des effets en criant. Ces effets sont diverses, cela peut-être un souffle de feu, comme une onde d'énergie balayant tous les ennemis (le fameux fus ro dah!). Cela ajoute une arme pour les combats et vous pourrez donc mener certains combats plus facilement (par exemple, les morts-vivants sont sensibles au feu, vous pourrez donc utiliser votre souffle de feu pour leur infliger des dégâts importants). D'autres cris sont disponibles, vous apportant des pouvoirs sympas. Mais pour les débloquer, vous devez trouver les mots (disposés sur des murs qui se trouvent à travers tout Bordeciel) et utiliser des âmes de dragons pour dévérouiller les mots; chaque cri est composé de trois mots que vous devrez donc débloquer.
Une petite vidéo fun de l'utilisation du Fus Ro Dah!
Skyrim est bô: c'est un constant et on
ne peut le nier. On pourrait certes regretter les vertes contrées de
Cyrodil ou les marais de Morrowind, les contrées Nordiques sont
désertes, semblables à un décor Islandais (peu de végétations
pour les lieux qui ne sont pas couverts par la neige...). Néanmoins,
l'impression ressentie lorsque l'on affronte un Dragon en plein
milieu d'une plaine enneigée est assez épique! Et puis les ruines à
visiter sont somptueuses (particulièrement les ruines Dwemer,
impressionnantes!), on se prendrait presque pour un Indiana Jones en
herbe!
Bon, le jeu n'est pas parfait et
surtout sur PS3: il buggue, il lague... Et c'est franchement pénible.
De plus les sauvegardes prennent plus de place au fil du jeu. Enfin
pas mal de bugs graphiques (mais on peut leur pardonner cela par
contre, vu l'immensité du monde) peuvent venir un peu gêner
l'aventure. (Ou bien vous faire juste rigoler comme l'image ci-dessous)
"La physique? J'emmerde la physique, je suis un cheval!"
Mais c'est un véritable cri d'amour à
l'aventure que nous ont livré les développeurs de Bethesda. Il
suffit que les patchs arrivent pour rendre l'aventure inoubliable
(non perturbée par des bugs!). Ruez-vous, vous ne le regretterez
pas!
Sur 20 os de dragons, j'en donne 19! (Et 20 le jour où le jeu ne lagguera plus sur PS3!)
Bon, vous aurez compris, ce top 10 est
personnel et vous pourrez sûrement y trouver des films qui pour vous
sont nuls. Mais que voulez-vous, les goûts et les couleurs... Enfin
vous savez quoi.
Etant donné la difficulté que j'ai eu
à classer le tout, le « mon top 10 » évolue en « mes
10 films cultes » (oui, oui, comme un Pokémon).
Kick-Ass:
Très franchement, les films sur les
super-héros sont rarement bons, la plupart sont très moyens et on
peut atteindre le fond assez rapidement (qui a dit Ghost Rider?).
Kick-Ass ne fait pas parti de cette masse de films ratés en étant
adapté.
Le film nous raconte l'histoire d'un
jeune homme qui veut jouer au héros mais qui se retrouve gravement
blessé suite à une intervention qui tourne mal. Pourtant, au lieu
de l'en dissuader, sa remise sur pied va le motiver à devenir encore
meilleur...
Réalisé par le génial Matthew Vaugn
(producteur d'Arnaque, Crime et Botanique ou de Snatch, ou encore
réalisateur du très agréable Stardust, le mystère de l'étoile),
Kick-Ass botte très franchement le cul des spectateurs: une BO
d'enfer, un film rempli plein de bonnes idées, des scènes d'action
jouissives... Bref, Kick-Ass vous accroche jusqu'à la fin.
À noter que le comics Kick-Ass est
aussi sorti en France et très franchement, j'ai préféré le film
au comic... Après c'est selon votre goût.
Scott
Pilgrim vs The World:
Une claque visuelle! Ce film a divisé
les foules: soit on aime soit on déteste, le trop plein pour les uns
est une effusion d'effets éblouissants pour les autres.
Le scénario est assez barré: pour
sortir avec la fille de ses rêves, Scott va devoir vaincre les sept
ex maléfiques de Ramona. Par ex maléfiques, comprenez avec des
super-pouvoirs.
Et très franchement, c'est juste un
prétexte pour balancer les références et les mises en scène les
plus geeks possibles. J'ai adoré et très franchement si vous ne
l'avez pas vu (honte aux distributeurs de films dans les cinémas qui
n'ont pas plus diffusé ce film!) et que vous vous sentez l'âme d'un
geek, jetez-vous dessus, c'est un ordre! Mais si vous ne comprenez pas grand chose aux trips des geeks, passez votre chemin, vous n'y verrez qu'une bouillie d'effets spéciaux.
Orgueil
et préjugé:
... Un film romantique? Il ne se serait
pas perdu? Que nenni! Au fond de mon âme de geek, je suis un grand
romantique et il m'arrive des fois de m'émouvoir devant un film
romantique bien fichu (et j'insiste sur le bien fichu).
Une histoire d'amour se déroulant sous le règne de Georges III, où deux personnes doivent passer outre leurs orgueils et leurs préjugés pour s'aimer.
Et Orgueil et
préjugé fait parti de ces films bien fichus: des acteurs
attachants, un scénario fort agréable, une ambiance bien
travaillée... Bref, si vous adorez les films romantiques, que vous
pouvez passer plus d'une heure trente sans vous moquer du premier
couple qui passe, regardez-ça et peut-être que vous aimerez.
28
semaines plus tard:
J'ai vraiment le sens de la transition
en passant d'un film romantique à un film d'horreur/action. 28
semaines plus tard est la suite du déjà mythique 28 jours plus
tard, mais pourtant il n'a pas grand chose à voir sur la forme. Sur
le fond, ça reste dans la même veine que son prédécesseur: un
méchant virus, la Fureur (rien à voir avec celle du samedi soir)
rend tous les gens atteintes d'une folie meurtrière frénétique (Et
non, ce ne sont pas des zombies!).
Le deuxième volet prend part 28
semaines après le début de l'épidémie alors que celle-ci semble
avoir décimé toute la population grande-bretonne: l'armée a
réinvesti une partie de Londres pour relancer la réhabilitation de
la Grande-Bretagne. Malheureusement le virus refait surface...
On pourrait se croire devant un banal
film de série B voir de série Z. Et très franchement, si le sang
ne vous fait pas peur, ce film vous mettra sous pression: le début
et la deuxième (voir les trois quarts du film) sont franchement
stressants. Moins psychologique que le premier, il gagne en
efficacité ce qu'il perd en profondeur des personnages et pour une
fois, je ne me plains pas du tout
au contraire.
Shaun
of the Dead:
Restons dans le thème du virus mais
cette fois, on va vers du mort-vivant avec ce petit chef d'œuvre
d'humour anglais. Réalisé par Edgar Wright (le même réalisateur
que Scott Pilgrim vs the World!) et avec le duo excellent Simon Pegg
et Nick Frost, le trio nous livre une comédie totalement ...british
avec une pointe d'horreur.
À Londres, Liz reproche à Shaun de ne
pas faire assez d'efforts pour elle (enfin surtout de ne pas
l'inviter autre part qu'au Winchester, un pub bien anglais) et menace
de rompre définitivement d'avec lui... Une invasion de zombies à
Londres va permettre à Shaun accompagné de son éternel
acolyte, Ed, de se racheter auprès de
Liz et à prouver qu'il peut être plus qu'un pilier de bar.
L'appellation « Une comédie
romantique avec des zombies » peut surprendre au premier abord,
de l'horreur avec de l'amour... Evil Dead l'avait un peu fait certes,
mais Shaun of the Dead pousse le concept jusqu'au bout... Et pourtant
ce n'est ni niais ni trop sanglant. L'histoire d'amour est assez
simple et actuel, avec (presque) aucun chichi, et le côté zombie du film est
respectueux des codes du genre: des zombies lents, idiots, patauds,
mais dangereux, un hommage au cinéma du genre. La partie comédie du film n'est pas en reste, mais
soyez mis en garde, l'humour est assez british donc il se peut que
vous n'aimiez pas. Mais si vous êtes assez ouverts, je vous
conseille de le regarder au moins une fois, vous passerez un bon
moment!
Juno:
Ah Ellen Page... Ellen Page... * bave
*.
Juno est une adolescente comme les
autres, à l'exception faite qu'elle tombe enceinte après sa
première fois. Le garçon avec lequel elle l'a fait n'est pas très
courageux et a un peu de mal à l'accepter... Juno décide donc de
faire adopter son futur bébé.
Bon, à part Ellen Page, qui est
absolument brillante dans ce film, il y a aussi Michael Cera, qui
joue aussi dans Scott Pilgrim vs the World! Le film est assez simple
au fond, pas de prise de tête, pas d'histoire compliquée, le film
se laisse apprécier sans forcer et très franchement, c'est
appréciable. Un petit film sympathique, que je vous conseille
vivement.
Sacré
Graal!
« Ekke ekke ekke ekke... ».
Si ces mots éveillent en vous la peur et autre, c'est que vous
n'avez pas vu Sacré Graal des Monty Pythons!
L'histoire reprend globalement la trame
de la légende d'Arthur et de la table ronde, Arthur part à travers
l'Angleterre du moyen-âge à la recherche d'indice pour retrouver le
Graal. Une quête qui va le mener (avec ses suivants, les autres
chevaliers de la table ronde) à la rencontre de drôles d'invidus...
Très franchement, c'est de l'humour
typiquement british: absurde au possible, des dialogues sans queue ni
tête, des situations plus invraisemblables tu meures, des
anachronismes qui font tout le plaisir... Bref, si vous ne l'avez pas
vu mais que vous aimez l'humour british (et que l'anglais ne vous
rebute pas, la version anglaise est fortement conseillée!),
jetez-vous dessus.
(Pas de bande-annonce mais une séquence hilarante!)
La
Saga Alien:
Bon là je triche un peu, je met 4
films pour le prix d'un. Mais l'oeuvre intégral vaut le coup.
Attention, je n'inclus pas du tout les films Aliens vs Predator dans
la saga Alien.
La Saga Alien suit Ellen Ripley, une
femme qui se retrouve tout au long de la saga confronté à des
extraterrestres très agressifs: les Aliens.
Je ne vous résume pas chaque épisode
de la saga histoire de ne rien vous spoiler si vous n'en avez vu
aucun, mais très franchement, Alien est une saga qui a fait date
dans l'histoire. Dans son esthétique déjà, les zones infestés par
les Aliens revêtent un aspect organique qui épouse les machines
d'une telle manière que c'est à la fois repoussant et intrigant,
l'Alien également est magnifique esthétiquement parlé, un des
monstres les plus réussis du cinéma, si ce n'est le plus réussi.
Effrayants et en même temps fascinants, les Aliens fichent vraiment
la pétoche par leur côté imprévisibles (ils rentrent dans tous
les endroits même les plus étroits et ce malgré leur taille),
agressifs (ils ne lâchent jamais vraiment leur proie) et
intelligents (ils comprennent des mécanismes évolués), ce sont les
chasseurs parfaits.
Le suspens est au rendez-vous et la
saga alterne entre épisodes remplis d'actions (Aliens le retour et
Alien 4 la résurrection) et épisodes oppressants (le 1 et le 3) et
chaque film vaut son pesant d'or. Mais mon petit préféré est le 3:
d'une esthétique vraiment dégoutante mais attirante, le 3 est le
vraiment flippant, violent, un scénario haletant, un travail du
rythme maitrisé (malheureusement, Fincher n'a pas travaillé
jusqu'au bout sur le montage, qui sait ce qui serait arrivé sur nos
écrans?)...
Enfin bref, je m'arrête ici, je
reviendrais sûrement plus en détail sur la série Alien dans un
futur article, mais si vous ne les avez pas vuz, attardez-vous y, il y
a de super coffrets comprenant la tétralogie (et non la quadrilogie qui est un barbarisme de l'anglais "quadrilogy") avec des bonus.
Jin-Roh,
la Brigade des loups
Pour l'instant le seul animé dans mon
top 10, il a tout pour plaire: de la gueule et un scénario béton.
À la fin des années 50, de nombreuses
manifestations et des mouvements rebelles secouent le Japon. Le
pouvoir met en place une répression lourdement armée dont fait
parti Kazuki Fuse. Lors d'une opération pour maintenir l'ordre, il
tombe nez à nez avec une jeune femme ressemblant au petit chaperon
rouge transportant une bombe. Celle-ci la fait exploser sous ses
yeux, Fusé est traumatisé par cet événement et il va rencontrer
la grande sœur du petit chaperon rouge, commence une relation
ambiguë entre les deux personnes...
Jin-roh est tout simplement magnifique:
la qualité de l'animation est à tomber par terre et l'histoire est
bien tordue comme il faut avec de nombreux rebondissements qui
accroche jusqu'au bout. L'histoire d'amour naissante est émouvante
et les relations entre les différents protagonistes sont assez
approfondies pour qu'on s'y croit. Dépassez tous vos jugements sur
les animés japonais et jetez-vous dessus!
Sunshine
Deuxième film de Danny Boyle (après
28 semaines plus tard) à figurer dans mon top10, Sunshine est l'un
de mes chouchous.
Alors que le Soleil menace de
s'effondrer sur lui-même, une équipe d'astronautes est envoyé sur
un vaisseau nommé Icarus II pour tenter de faire exploser une bombe
nucléaire qui entraînera une réaction en chaîne qui relancerait
les réactions permettant au Soleil de rester tel qu'il est. Une
opération de la dernière chance... Néanmoins, cette équipe
reçoive un appel de détresse: plusieurs années plus tôt, une
première équipe voguait sur le vaisseau Icarus I pour tenter la
même opération...
Sunshine est un film spatial avec une
bonne dose de suspens et un peu de fantastique. Au fond, c'est un
voyage philosophique vers les origines de l'être, la lumière, la
chaleur, le soleil... Mais ne croyez pas que c'est chiant: si vous
avez un équipement du tonnerre pour regarder vos films, vous en
prendrez plein les yeux et les oreilles (je l'ai vu la première fois
au cinéma, il m'a scotché à mon siège!). Haletant, prenant,
superbe... Les adjectifs me manquent devant ce film. Certes la
cohérence scientifique est critiquable, mais peu importe pour moi
sur le coup: ce film m'a transporté.
Ils ont subi la dure loi du choix, mais
je leur fait quand même une place dans cet article:
Predator: Un classique du cinéma
d'extraterrestre.
L'armée des morts: Haletant, un film
de zombie comme on aimerait en voir plus souvent.
Le tombeau des lucioles: émouvant,
émouvant et... émouvant.
Jurassik Park: Un grand classique du
cinéma!
Zombie (Dawn of the Dead): Le film à
l'origine de l'armée des morts, un autre point de vue sur les
zombies, un film qui dénonce le consumérisme et pas chiant pour un sou.
Battle Royale: Un bon film bien gore et
bien jouissif comme il le faut, fuyez le deuxième comme la peste.
Tremors: Des vers géants, des
américains qui tirent avant de réfléchir... N'en jetez plus! Décérébré et fun.
Poultrygeist: De la série Z comme on
en fait peu, Troma sait vraiment bien se débrouiller avec ce format
risqué!
Evil Dead: Fait avec 3 francs 6 sous
comme dirait l'autre, ce film (et surtout sa suite) est devenu un
classique du cinéma d'horreur comique.
Jusqu'en enfer: dans l'esprit d'Evil
Dead, on se croirait dans un train fantôme burlesque, jouissif.
Hot Fuzz: Dans la lignée de Shaun of
the Dead, très déjanté, mais un poil long malheureusement.
Aliens vs Predator 2: Requiem : Très
franchement on est loin du chef d'œuvre, mais j'ai pris beaucoup
plus
de plaisirs à le regarder que le premier, un plaisir décérébrée
à vrai dire.
La Classe Américaine: Bien fichu, et
jouissif. Certaines blagues ne volent pas très hautes mais tant pis.
OSS 117: Les deux épisodes avec
Dujardin valent vraiment le coup d'oeil, et prête à rire devant le
génie du jeu de Dujardin, beauf à souhait!
Tchaô Pantin! : Un film émouvant avec
un Coluche à contre-emploi.
Mensonges et trahisons et plus si
affinité: Un Édouard Baer en forme dans un vaudeville agréable.
Watchmen, les gardiens: Ok, 2h40, c'est
franchement long pour un film de super-héros mais Snyder a fait un
travail d'orfèvre sur ce film qui mérite le coup d'œil.
Machete: Rien que pour la classe de
Danny Trejo et son « Machete n'envoie pas de textos! ».
V pour Vendetta: Une VF soignée, un
film très palpitant, à voir.
Le Cinquième Élément: Un des seuls
bons Besson à mon goût.
La vie de Brian: Un autre Monthy Python
qui vaut autant le coup d'œil que l'autre!
Requiem for a Dream: Troublant,
dérangeant. Une expérience à vivre.
Cube: Une autre expérience
intéressante mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde.
We Are Four Lions: Une satire comique
des terroristes, fallait oser, une satire comique intelligente des
terroristes, faut regarder!
American History X: Edward Norton
excelle dans le rôle d'un ex-néo-nazi repentant. Un film coup de
poing.
H2G2, le guide du voyageur intergalactique: Absurde
à souhait! Et n'oubliez pas, la réponse est 42.
Sleepy Hollow, la légende du cavalier
sans tête: Un peu gore, ce Burton est franchement bon.
Zombie Strippers: Des zombies, des stripteaseuses... Le tout pour un résultat vachement fun (et sexy aussi!)!
Sherlock Holmes: Robert Downey Jr. excellente dans le rôle du célèbre enquêteur, lui donnant un côté très dandy pas désagréable!