Affichage des articles dont le libellé est Marvel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marvel. Afficher tous les articles

mercredi 6 novembre 2013

[Série] Premier avis : Agents of S.H.I.E.L.D.

Après cinq épisodes (le sixième ayant été diffusé hier), il est temps de faire un premier bilan d'Agents of S.H.I.E.L.D. . Cette série était (très) attendue par les fans de Marvel, le S.H.I.E.L.D. ayant un sacré potentiel cinématographique. Qu'en est-il finalement ?



Le SHIELD, agence de contre-espionnage états-unienne, lutte contre les différentes menaces du monde entier. Après la découverte choquante des surhommes (Thor, Captain America ...), cette agence se retrouve en prise à d'autres surhommes, à d'autres organisations secrètes ... Il incombe à Phil Coulson de les combattre accompagné de son équipe.

L'équipe de choc ! ... Ou pas.


Bon, le synopsis est quelque peu étonnant pour quiconque ayant vu le film car (SPOILER) Coulson semblait être mort dans le film, tué par Loki et son sceptre Chitauri.. Mais admettons, cet événement n'est pas si rare chez Marvel ...

Le scénario est donc assez classique : bien qu'il présente quelques pistes intéressantes (comme le pourquoi du comment concernant Coulson, ou bien les artefacts Chitauris laissés à New York après les événements d'Avengers), le déroulement des épisodes sont assez classiques avec un problème, des péripéties, un dénouement.
L'implantation dans l'Univers de Marvel ne s'en fait pas trop sentir malheureusement, excepté le SHIELD et des références rapides à des héros, peu de chose nous y rattache et c'est bien dommage car on se croirait presque dans une série quelconque avec des super-pouvoirs.
Excepté une Torche Humaine et un Power-Man bis ...(Mais que dire alors lorsque quelques agents doutent de l'existence des télépathes alors qu'ils sont censés être la plus grosse agence du monde ?!)

Le meilleur acteur de la série, et c'est un vrai bon acteur !


À la limite, on pourrait se dire que ça peut arriver que la série se détache un peu de l'Univers des films, grandement inspiré de l'Univers Ultimate, histoire d'avoir une identité propre et que les acteurs supporteront le tout.
Là, je sors le sifflet, le carton presque rouge mais pas trop, la cloche pour donner l'alerte, on vient de pointer la plus grosse faiblesse du film : le casting. Clark Gregg incarne Coulson comme dans les films et autant dire qu'il porte quasiment chaque épisode à lui tout seul, avec son flegme et sa classe naturelle. Ming-Na Wen (qui joue Mélinda Mey) est trop dans le trip "J'suis trop dark, j'parle à personne parce que j'ai pas fait des choses jolies jolies dans mon passé" et en devient antipathique. Brett Dalton (qui joue Grant Ward) n'offre pas beaucoup d'épaisseur à son personnage. Chloe Bennet (qui joue Skye) tire à peu près son épingle mais est des fois un poil énervante, mais ce n'est rien comparé à la paire de scientifique que se paie le film, Iain de Caestecker et Elizabeth Henstridge (respectivement le rôle de Léo Fitz et Jemma Simmons). Les qualifier d'horripilant serait une insulte au mot horripilant, la moindre apparition d'eux à l'écran vous fera au mieux tiquer, au pire vous refilera des plaques d'urticaire et vous coûtera le coût de votre écran, cassé par frustration.

MAIS VIREZ-LES BON SANG !!


On pourrait se dire qu'on aurait le droit à du grand spectacle malgré tout ? Que nenni, mesdames et messieurs ! En regardant les épisodes, on se demande où est passé le budget, les décors sont assez pauvres et les effets assez cheap malheureusement ! Ce qui est un peu désolant vu que le projet est censé être un fil rouge à travers l'univers cinéma de Marvel en annonçant les films ou en accueillant des histoires de cross-over avec les films !

Non, ce n'est pas Luke Cage à gauche, malheureusement.


Bref, que dire pour l'instant ? Bilan très mitigé ! Aussi bien l'Univers est pas trop mal respecté certes, mais une certaine mollesse dans la mise en scène accompagné d'un budget assez réduit et d'un casting un peu à la ramasse fait que ça traîne en longueur. Bien que CBS ait signé pour toute la saison 1, permettons nous de douter de l'existence future d'une saison 2 à cette vitesse ...

Mais on espère quand même revoir Gregg et Lola, sa voiture fétiche !

dimanche 19 mai 2013

[Comics] Circle of Four


Chez Marvel, on aime bien les gros événements (Fear Itself, Avengers vs X-men...), les aventures en solo de certains héros (Daredevil : End of days ...) et ... les mini cross-overs ! En effet, régulièrement, Marvel sort des histoires mettant en scène plusieurs héros ayant chacun leurs comics respectifs, ce fut le coup pour The Omega Effect, regroupant Spider-Man, Daredevil et The Punisher. Aujourd'hui je vais vous parler d'un mini cross-over, Circle of Four mettant en scène Venom, Rulk, X-23 et Ghost Rider.



Venom est arrivé à Las Vegas, ayant dû effectuer une mission (récupérer le symbiote Toxine) pour un chef du crime à New-York. Mais Flash, l'hôte de Venom a illégalement "emprunté" Venom pour effectuer cette mission, Rulk est alors parti à sa poursuite. Tandis que de son côté, X-23 enquête à Vegas sur une affaire de clones utilisés à mauvais escient, Alejandra, le nouveau Ghost Rider, se retrouve attiré à Vegas par une force mystérieuse ...

Une petite mise au point avant de parler du comics, pour ceux qui ne lisent pas régulièrement les histoires de Marvel, ces noms doivent leur paraître inconnus :



Rulk : Un Hulk rouge (sans blague !) qui n'est d'autre que le Général Ross, ancien ennemi de Hulk (le vrai Hulk, le vert) qui a subi les expérimentations de M.O.D.O.K. . D'abord méchant après sa transformation, il a fini par rejoindre les Vengeurs sous les ordres de Captain America.



X-23 : Clone de Wolverine, à l'origine entraînée pour être une tueuse de sang froid, elle finit par s'enfuir et elle commence peu à peu prendre conscience d'elle-même et de la vie. Elle a néanmoins un sale caractère et donc une certaine propension à la violence comme son "père".



Venom : Ancien ennemi de Spider-Man, Venom est aujourd'hui porté par Flash Tompson, héros de la guerre et fan de Spider-man. L'armée lui a proposé de porter Venom pour des missions périlleuses et le plus souvent secrêtes.



Ghost-Rider : L'esprit de la vengeance a changé d'hôte, Johnny Blaze s'en est débarrassé grâce à un certain Adam qui l'a donné à Alejandra, une mexicaine. Les motivations d'Adam sont d'ordre religieuse, l’expiation du pêché à grande échelle étant son but ultime ...

Après cette remise en situation, parlons un peu du comics : Circle of Four est proposé en deux numéros en France, en un seul en import. Il est constitué de deux parties : "Road Trip" où Flash doit traverser les Etats-Unis en compagnie du nouveau Jack'O Lantern, un furieux psychopathe  pour récupérer un autre symbiote, Toxine (Que l'on reverra dans Minimum Carnage). La deuxième partie, "Circle of Four" nous narre les aventures de nos quatre héros, réunis par la force des choses pour affronter un ennemi commun, Blackheart (fils de Méphisto et éternellement en quête de pouvoir).

La situation n'est pas en faveur de ce bon vieux Jack ...

Autant dire que les deux parties se valent : la première est réussie de par son ambiance malsaine apporté par un Jack'O Lantern réussi, très inquiétant et surtout très barré et bad-ass et par un Flash préoccupé par le moral de sa mère après la mort de son père (et surtout de la survie de sa famille, menacé par Jack'O Lantern et ses sbires). Le road-trip oscille entre deux trois moments héroïques et quelques confessions, somme toute assez glauques quand c'est Jack qui raconte son enfance.

"Mouhahaha, je suis méchant, j'ai les yeux qui brillent et une coupe de m*rde !"


La deuxième partie, Circle of Four, la plus importante, est un pur défouloir pour nos héros : en même temps, réunir Rulk, X-23, Venom et Ghost Rider, il ne faut pas s'attendre à une réunion très philosophique  C'est un exultoire, un combat de MMA, le récit en rajoute des caisses des fois histoire de bien montrer que, comme Chaos War, l'histoire est avant tout là pour faire un truc fun. Mission réussie car les moments "Bad-Ass" s’enchaîne à la vitesse des pages pour atteindre le point culminant à ce moment-là :

Rulk portant le symbiote Venom et possédé par Ghost Rider ...

Plus bad-ass que ça, tu meures.

Quelques moments sont assez drôles (Flash n'est pas fan de Spidey pour rien).
Et bizarrement le scénario réussit avec brio à mettre quelques fois la pression, car la situation est désespérée, Blackheart voulant envahir le monde à partir de Végas et il est bien parti pour ...

Je n'ai pas parlé des dessins, ils sont globalement meilleurs sur Road Trip que dans Circle of Four mais ça reste toujours d'un bon niveau, ça ne nuit pas à la lecture.

Certains pourront donc reprocher à ce récit de manquer de profondeur, ce n'est pas faux, excepté à un moment où Blackheart joue avec les peurs de nos héros, on n'est pas dans de l'introspectif, mais plutôt dans de l'introspection du poing de Rulk dans la face des méchants. C'est fun, jouissif, bref, pas indispensable, mais clairement super à lire ! La fin laisse entendre qu'il pourrait y avoir un jour une suite dans les aventures de cette équipe atypique. Eh bien, pourquoi pas ?

Le mot de la fin pour Jack :

"Achète ce comics, sinon je te transforme en citrouille d'Halloween"

mardi 30 avril 2013

[Cinéma] Double avis : Iron Man 3 / Les profs


Aujourd'hui, pour la double critique, je vous propose Iron Man 3 et Les Profs, un américain, l'autre français et deux films qui valent le coup d'être vu (enfin, plus l'un que l'autre quand même !)



Iron Man 3

L'homme de fer est de retour, et ça ne plaisante pas.


Le retour de Tony Stark était attendu après un Iron Man 2 très moyen et un Avengers excellent. Remontra-t-il la licence Iron Man au niveau du 1 ?

Tony Stark est toujours aussi occupé avec ses armures et autres créations et depuis Avengers, il a des crises d'angoisse régulièrement. Un nouvel ennemi, le Mandarin, menace la sécurité des Etats-Unis, et par extension, du monde (oui, c'est normal). Tony Stark arrivera-t-il à faire face à une menace terroriste et à ses propres questions existentielles ?

Salut, moi c'est Tony Stark, je suis milliardaire et pa


On retrouve, toujours avec plaisir, Robert Downey Jr dans le rôle du super-héros playboy le plus riche de chez Marvel. Et autant le dire tout de suite, c'est toujours lui le principal argument d'Iron Man 3 ! Toujours autant à l'aise dans le rôle de Tony Stark, il occupe toujours autant l'écran par son jeu toujours aussi brillant !
Mais ce n'est pas tout, les dialogues sont bien travaillés et quelques répliques sont bien sentis (dans la veine de ça : http://www.youtube.com/watch?v=KY0-9SDF57I, je ne vais pas vous gâcher le film !) et le scénario, bien qu'un peu prévisible, est plutôt bien mené. Après, le rythme n'est pas bien géré, deux ou trois temps morts, mais rien de bien handicapant.

Son surnom ? Georges Abitbol


J'ai une grosse déception sur le film, mais je ne peux malheureusement pas vous en parler sous peine de vous spoiler. Et c'est un point qui, je le sais, divise les gens, surtout les fans de comics : certains ont adoré, j'ai été assez déçu, et pour d'autres personnes ça plombe le film. Il s'agît d'un rebondissement : je ne pense pas qu'il plombe le film, une fois le rebondissement passé, ça ne gâche pas tout.
Ah oui, une dernière chose : si vous n'avez pas vu Iron Man 1 et 2 et/ou Avengers, ce n'est pas un soucis pour comprendre le film, donc vous pouvez y aller les yeux fermés.

Iron Patriot, un sujet qui a divisé les fans également


Au niveau visuel, Iron Man 3 est une tuerie, mais est-ce nécessaire de le le préciser ? Si vous avez vu Avengers, vous savez que Marvel Studios aime bien en mettre plein les mirettes aux spectateurs ! Et Iron Man 3 ne déroge pas à la règle, c'est assez impressionnant, et la 3D, pour ceux qui voudraient le voir en 3D, est plutôt réussi.

Bref, Iron Man 3 est une bonne surprise, il rattrape largement Iron Man 2 mais attention quand même à ce rebondissement qui pourrait faire tâche pour les fans. Pour ceux qui ne connaissent pas les comics, allez-y, ça ne vous affectera pas !

8/10


Les Profs



Bon, l'adaptation n'a jamais été une spécialité française (Blueberry ...), ni même une spécialité en général du cinéma (excepté par quelques génies comme Whedon, Snyder ...). Que penser donc de l'adaptation d'une BD qui est sympathique mais qui ne figure pas parmi les meilleures BD françaises ? Réponse dans quelques lignes.

Les profs nous raconte l'histoire du lycée Jules Ferry dont le taux de réussite au bac ferait pâlir le taux de réussite à un test d'orthographe d'une équipe de joueurs de foot. À situation désespérée, mesure désespérée, On fait appel à la pire équipe de profs possibles. Moins fois moins, ça fait toujours plus ?

Les élèves, ou ceux qu'il faut sauver du désastre ...


Les comédies à la Française, tout bon cinéphile s'en méfie. Pas forcément comme de la peste, mais pas loin. Les profs faisait parti de ce genre de film, mais finalement, on s'en sort plutôt bien ! Réalisé par Pierre-François Martin-Laval (Pef pour les intimes), cet ancien Robin des Bois qui nous avait livré le joli "Essaie-moi" et le médiocre "King Guillaume", et avec Pef, Isabelle Nanty, Kev' Adams, Christian Clavier, le casting ne laissait pas place au rêve a priori, mais finalement, la bonne humeur et le côté un peu déjanté du film nous emporte finalemennt dans une succession de gags plus ou moins réussis. Quelques gags un peu lourds viennent nous rappeler quand même qu'on n'a pas affaire avec Hazanavicius et son, pour moi, excellent OSS 117 : Rio ne répond plus (et ce bien que j'aime bien Pef).

La fine équipe ! 


Bref, les profs sont une bonne surprise, ce n'est pas le film de l'année, mais vous passerez un bon moment devant !

7/10

mardi 23 avril 2013

[Comics] Avengers vs X-men : le bilan


Ca y est, ils ont fini de se taper dessus, il y a eu des gagnants, des perdants, et dans tout ça, le lecteur est de quel côté ?

Vengeurs contre X-men et vous ne revez pas, Wolverine est bien contre Emma Frost ! 


Il faut avouer que le scénario de départ laissait peu de doute quand au niveau intellectuel du cross-over, on est loin de l'introspection et du récit profond, ici, un seul mot d'ordre : Baston !

 Le retour du Phoenix sur Terre a réveillé certaines cicatrices au plus profond des cœurs de certains et les autres savent de quoi est capable cette entité dont on ne sait pas grand chose. Scott Summers, alias Cyclope, y voit une occasion de sauver les mutants à travers Hope, la première mutante née après le fameux jour où la Sorcière rouge neutralisa presque tous les mutants de la Terre, qui est annoncée comme le messie qui les sauvera tous. Les vengeurs ne l'entendent pas de cette oreille et vont tout faire pour empêcher les X-men d'utiliser le Phoenix...

Soyons clairs : AvX n'est pas le meilleur cross-over Marvel, mais il a le mérite d'un peu rattraper le niveau comparé à Fear Itself qui avait tendance à le plomber. Nous sommes là en présence d'un récit pas très recherché et des fois un peu perché (qu'ont à voir Ku-lun la cité mythique du kung-fu et le Phoenix ? Vous le découvrirez en lisant le ties-in New Avengers !), mais qui a le mérite de rester à peu près cohérent jusqu'à la fin.

Cette variante est superbe, j'adore Skottie Young !


Tient, parlons-en de cette fin : celle de Fear Itself m'avait profondément déçue en étant expédié trop vite fait, et bien là, vous avez le droit à une vraie fin comme il se doit, tout à fait épique, et surtout avec deux trois petits rebondissements à la clé (dont un tout à fait surprenant !), bref, une fin comme elle se doit d'être !
Globalement, on en ressort avec une impression de bourrinitude (oui, je fais des barbarismes) incarnée : globalement, c'est bourrin, très bourrin, voir pour certains un peu trop. Et les auteurs ont d'ailleurs poussé l'excès (ou ont eu l'idée géniale, c'est au choix) de proposer des numéros hors-séries : les Versus qui présentent certains combats en particuliers (Psylocke vs Daredevil est pour moi le meilleur combat du lot, classe et trépidant !) un peu à la manière d'un combat de catch (avec des logos et tout, très franchement, j'ai bien accroché à cette idée). Le scénario est bien pensé des fois (avec un passage épique où Spiderman joue les héros et montre qu'il a des tripes !) mais ça reste peu surprenant sur l'ensemble au final dans le déroulement. Du classique en somme.

Un exemple de Versus, concept bien vu !


Après au niveau des dessins, si on pouvait se passer des premiers numéros, on le ferait. Très honnêtement, Romita Jr a fait un boulot très moyen sur les premiers numéros et quand on passe à Coipel, c'est un peu (beaucoup en fait) comme une bouffée d'air frais ! Mais malheureusement, on ne peut pas y échapper ...
Pour les ties-in, ils se sont moins dispersés que pour Fear Itself, après on se retrouve toujours avec des ties-in inégaux : New Avengers parle un peu de tout et n'importe quoi (mais aborde justement la mystérieuse cité de Ku-lun), Avengers montre l'état de désespoir des Vengeurs, X-men nous montre un peu la chose du côté des X-men justement (ce qui est pas négligeable puisque le récit suit principalement les Vengeurs) avec une petite aventure face à M. Sinistre et puis une opposition Malicia / Miss Marvel qui rappelle de vieux souvenirs. Il n'y a pas vraiment un tie-in comme Journey Into Mistery qui râfle la mise en terme de meilleur ties-in mais au moins, il y a de la constance.

ça ...
Contre ça ! La French Touch l'emporte haut la main !


Le mois prochain sort AvX : Conséquences où l'on suivra les conséquences de ce cross-over et la naissance de certaines séries (Uncanny Avengers, Uncanny X-men, All New X-men ...), et les échos sont bons sur ce numéro ! Surtout avec le retour de Cable (qui aura sa propre équipe de X-Force !) ...

Mystérieux hein ? Rendez-vous en juin avec Bacchalo au dessin pour comprendre !


Pour conclure: AVX ne s'élève pas au rang d'un [Mettre ici votre cross-over Marvel préféré], mais il a le mérite d'éviter les écueils de Fear Itself (le soufflet pas très reluisant qui s'effondre à la fin ...) et propose un contenu divertissant, à défaut d'être intelligent ! Vous pouvez tenter le Marvel Deluxe quand il sortira donc !

7/10


Une autre de Young,  sympa encore une fois (bien que Diablo ne soit pas "vivant" à ce moment-là)
The End ... ?

dimanche 24 février 2013

[Comics] Fear Itself: Le Bilan


Après une longue absence (due à une surcharge de travail pour les préparations de concours), j'ai décidé de reprendre le blog avec un point final sur Fear Itself (pour ceux qui voudraient se procurer l'intégral).



Fear Itself est fini depuis moins d'un an (depuis juin 2012 pour être précis) et j'avais fait un bilan de mi-course laissant quand même le bénéfice du doute aux auteurs. Finalement, qu'en est-il?

Les braves se dressant contre le mal venant des cieux Asgardiens


Eh ben soyons honnêtes, Fear Itself est assez loin du chef d'oeuvre, ce n'est pas celui qui remplacera Civil War ou House of M dans le coeur des fans. Ce qui est franchement dommage car le synopsis laissait présager de choses pas mal du tout: un Dieu Asgardien oublié de tous qui se réveille pour répandre la Terreur sur Terre grâce à 8 Dignes (des avatars) choisis parmi les gentils et surtout les méchants. Et des héros qui se battent tant bien que mal contre une menace qui les dépassent, tandis que Thor devra faire face à une prophétie annonçant sa mort!

Les Avatars de la Peur: Les dignes



À qui la faute donc? Montrons le premier coupable du doigt, Matt Fraction, le scénariste. Le soucis avec Fraction, c'est que c'est un scénariste qui aime prendre son temps, il peut faire des merveilles comme des erreurs, et sur une série telle que Fear Itself dont le taux d'epicness doit dépasser les 50% par page, il s'est un peu vautré. Le rythme est molasson, avec seulement quelques passages bien sentis (cf. le combat de Thor contre deux Dignes qui vaut le coup d'oeil à lui tout seul) mais on s'enlise dans du blabla scénaristique finalement assez dispensable à la vue de la teneur du scénario en terme de suspens. Sans parler du combat final, censé être le point d'orgue du cross-over pour lequel finalement nous avons que quelques pauvres cases... Alors que le final était pourtant amené de manière assez alléchante, nous promettant un combat épique avec des personnages peu usités par Marvel!

Une équipe pourtant alléchante pour le combat final!


Le deuxième coupable: le nombre incroyable de ties-in. Un tie-in, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est lorsqu'une histoire assez générale déborde sur des séries régulières: par exemple nous avons eu le droit à des épisodes de Spiderman qui concernaient Fear Itself, et d'autres séries également... Et c'est bien là le problème: trop de séries ont eu le droit à un tie-in et au final très peu sont réussis. Ne parlons pas du tie-in Deadpool qui est bien fendard mais carrément à côté de la plaque scénaristiquement parlant (les deux seuls liens avec l'histoire sont l'apparition du Fléau le temps d'une case et le fait que Deadpool essaie d'arnaquer le Morse en lui faisant croire qu'un marteau était celui d'un Digne...). Les autres sont assez dispensables: Avengers devient assez pénible à lire (bien qu'illustré par Bachalo, ce génie!) au bout de trois épisodes, basés sur un système d'interview assez inutile finalement, New Avengers nous montre juste comment Dardevil finit par intégrer l'équipe des New Avengers, Iron Man nous montre le combat l'opposant à la Gargouille Grise, mais excepté la fin, le reste est assez pénible également...

Avengers vs Le Dieu Serpent!


Mais dans les ties-in, il y en a quelques uns à sauver: celui concernant l'Académie des vengeurs, où la situation met sous pression la jeune équipe toujours fragile. Si vous êtes fan de télé-réalité [L'académie des vengeurs donne toujours cette impression de Star Academy héroïque] ou bien tout simplement fan de cette série, le tie-in remplit bien son contrat avec une intrigue rondement bien menée et des combats sympathiques.
Le deuxième tie-in réussi et pour moi celui qui mérite carrément la place de numéro 1 sur le podium est Journey Into Mistery. Loki est mort il y a peu, et un "nouveau" Loki a pris sa place, un Loki enfant qui est comme une page blanche, qui n'a aucun souvenir des actions de son prédécesseur. Mais bien entendu, porter le nom de Loki attire la méfiance de son entourage et surtout être un "nouveau" Loki semble vouloir dire pour tous qu'on est prédestiné à faire le mal. Mais Loki va tenter de prouver le contraire à tous... Et d'une fort belle manière, l'Histoire est passionnante à suivre: bien qu'à nouveau jeune et quasiment innocent, Loki a gardé du côté malicieux et n'hésite pas à entourlouper chacun et chacune pour arriver à ses fins. Un vrai régal pour les yeux et surtout le cerveau.
Le tie-in X-men n'est pas dépourvu de qualité non plus, proposant aux lecteurs quelques éléments nouveaux dans la famille Mutante.
Enfin, mention spécial au tie-in des Vengeurs des grands lacs une équipe assez peu connue qui propose un tie-in court, humoristique et sans chichi, il se paie même le luxe d'être, à mon sens, plus drôle que le tie-in Deadpool.

La série qui remporte la palme du meilleur tie-in!


Le troisième coupable: le peu de vraies conséquences. Fear Itself se finit, et sans spoiler, beaucoup de choses qui se seront passées dans l'Histoire resteront sans conséquence, la faute à des pontes trop frileux sûrement. Ce qui est agaçant car certains rebondissements n'étaient pas mauvais du tout mais se retrouvent gâchés par cette volonté de ménager les lecteurs.


Bref, que retenir de Fear Itself? Si vous êtes fan d'histoire Asgardienne, pourquoi pas, mais je vous conseille d'essayer de vous procurer en complément le TPB Journey Into Mistery (voici un lien) qui vous satisfera. Sinon, évitez-le de préférence si vous êtes un nouveau venu et jetez-vous sur Civil War qui est une valeur sûre.


Un petit mot sur deux séries post Fear-Itself: The Fearless et Battle Scars.


Battle Scars nous place peu après Fear Itself, Marcus Johnson, un Ranger de l'armée Américaine, se retrouve au centre de toutes les convoitises, traqué par de multiples chasseurs de têtes... Mais pourquoi?

Battle Scars nous montre donc un nouveau personnage qui va prendre beaucoup d'importance par la suite. Je ne vous spoilerai pas le rôle qu'il va prendre bien entendu... Mais c'est plutôt bien mené. Après, ce n'est pas non plus l'Histoire la plus excitante du monde, et on sent un peu que ce récit est un peu forcé pour le faire rentrer dans l'Univers Marvel.



The Fearless se déroule tout de suite après Fear Itself également: Le Serpent Vaincu, les Dignes déchus de leurs marteaux, tous sont maîtrisés. Tous? Sin, fille de Crâne Rouge réussit à s'enfuir et veut continuer la quête de son père en cherchant tous les marteaux qui se sont retrouvés disperser aux quatre coins de l'Univers après défaite du Serpent. De son côté, Valkyrie, fidèle servante d'Odin, se voit charger de ramener les marteaux en Asgard, coût que coûte. Une course contre la monde s'engage entre les deux femmes.

The Fearless prolonge donc l'aventure Fear Itself en proposant une histoire amenant une fin logique à la vue des évènements ayant eu lieu durant la fin de Fear Itself.  Qu'en dire? Que bizarrement, l'histoire est mieux mené dans the Fearless que dans Fear Itself et ce pour une bonne raison: là où Fear Itself devait vendre du rêve avec des combats dantesques, The Fearless nous proposait un scénario plutôt basé sur le suspens et sur la "rivalité" entre Sin et Valkyrie. Contrat quasiment rempli, le suspens tient jusqu'au bout et le final nous offre un combat épique, ce qu'aurait dû être le final de Fear Itself. Après, on tombe dans deux ou trois facilités de scénario, mais on oublie assez vite ça. Et surtout, ça fait plaisir de voir Valkyrie héroïne d'un récit!

Bref, Battle Scars et The Fearless rehaussent le niveau un peu bas de Fear Itself, sans pour autant le transporter vers les hauteurs atteintes par d'autres oeuvres Marvel.

mardi 3 janvier 2012

[Comics] Avis: Les débuts de Fear Itself



Fear Itself est le méga cross-over (comprenez, une aventure qui regroupe beaucoup de personnages de Marvel) de l'année de Marvel, après Siege relatant la chute d'Asgard organisé par Norman Osborn (eh oui, le Bouffon Vert!) et Shadowland racontant comment Daredevil passe du mauvais côté de la force. Toujours un événement attendu par les fans, ces méga cross-overs sont toujours un moment délicat pour Marvel: est-ce que ça va être vraiment une bonne oeuvre bien réfléchie qui va accrocher les fans? Après Siege (résumé en anglais) qui a accroché les fans (concis et fun) et Dark Reign qui fut franchement long, Fear Itself a beaucoup teasé du côté de chez Marvel.

La première couverture, avec un peu de teaser.


Fear Itself met en scène Sin, la fille du Crane Rouge qui veut réaliser une prophétie que son père a tenté de concrétiser sans succès: utiliser le pouvoir d'un marteau divin tombé du ciel et invoqué par le Crane Rouge. Pendant ce temps avec tous les événements qui se sont déroulés il y a peu (la chute d'Asgard, la Main qui a semé la terreur sur New-York...) la peur s'empare de la civilisation, et la plupart des super-héros essaient tant bien que mal de maitriser la situation. Enfin, Odin, père des dieux d'Asgard est en train de paniquer, la prophétie que Sin essaie de réaliser pourrait réveiller un de ses plus vieux ennemis...

La couverture du chapitre 2, avec trois avatars de la prophétie de Sin, vous en reconnaîtrez quelques uns sûrement...


Bref on repart sur une aventure à racine mythologique après Siege (ceux qui aiment les aventures spatiales pourront attendre encore un peu) chez Marvel, l'aventure est surtout centré sur Thor et Steve Rogers (et un peu Iron Man). Au niveau de la publication français, à l'heure actuelle (enfin surtout au jour actuel, le 3 janvier) Fear Itself en est à 3 chapitres sur 7 dans l'aventure principales et quelques histoires annexes.
Au point actuel, l'histoire est globalement intéressante à suivre (après avoir trouvé qui étaient les autres super-héros et super-méchants qui auront le droit à un super-marteau pour servir le mal, on se demande maintenant comment vont-ils détruire le monde, ou comment vont-ils se faire arrêter!) mais elle évolue globalement lentement et même s'il y a pas mal de rebondissements (dont la mort d'un des super-héros les plus appréciés mais chut! Je n'en dirai pas plus) il n'y a pas énormément de combats... En espérant une bonne bataille par la suite.

Sin, ou son marteau.


Les histoires annexes (ou tie-ins) sont globalement peu intéressantes. À l'exception de l'histoire d'Atlas (enquêtant sur une secte ayant un rapport avec les événements actuels), de Loki jeune (oui, il a ressuscité!) ou encore de Tony Stark contre Octopus, il n'y a franchement pas de quoi casser trois pattes à Howard the duck. Elles n'apportent pas grand chose à l'histoire, en espérant que les futures tie-ins (dont un centré sur Spiderman!) seront bien meilleurs.
Au niveau du dessin, rien à redire, c'est globalement plaisant à lire, le dessin est dynamique et assez clair pour pouvoir suivre l'action facilement que ce soit sur l'aventure d'Atlas ou bien celle des vengeurs contre Sin.

Intrigant, n'est-il pas?


Bref Fear Itself démarre doucement... Au bout de 3 chapitres, on peut encore s'en contenter surtout avec les rebondissements sympathiques. Mais si cela continue comme ça, Fear Itself risque d'être une déception pour les fans. Bref en attendant "It's coming" et le possible reboot du Marvel Universe qui en découlera, je vous conseille d'attendre un peu de voir comment va évoluer Fear Itself avant de vous jeter dessus.

It's Coming, qui s'annonce comme le cross-over du renouveau pour Marvel


lundi 2 janvier 2012

[Cinéma] Avis: The Punisher War Zone






Le Punisher est un cas un peu exceptionnel dans l'histoire des super-héros connus de Marvel: à l'exception de Nick Fury (bien que celui-ci ait bu une potion ralentissant sa vieillesse) et de Tony Stark (a.k.a. Iron Man), peu de héros sans pouvoir ont pu percé chez Marvel au point d'être aussi célèbres (néanmoins, on retrouve également Silver Sable, La veuve noire et la Chatte Noire comme personnages récurrents sans pouvoir). Le Punisher fait parti de ces héros et sa déontologie a fait pâlir Batman lors du cross-over JLA/Avengers, à raison.



Le Punisher a eu le droit à plusieurs adaptations cinématographiques oscillant entre le très mauvais et le moyen jusqu'à avant War Zone dit-on. War Zone est la dernière production mettant en scène Frank Castle dans sa croisade contre le crime; War Zone est injustement méconnue.
Castle s'y retrouve opposé à Jigsaw: Le Punisher fit une bavure lorsqu'il tua un agent infiltré dans l'entourage de Jigsaw en essayant de mettre fin à ses affaires douteuses. Pris de remords il tentera tout pour arrêter l'homme au visage en puzzle.


Ce que l'on peut craindre d'une adaptation sur grand écran d'une œuvre (qu'elle soit littéraire, dessinée ou autre) c'est qu'elle déserve son esprit, qu'elle lui crache dessus pour mieux en faire un produit formaté pour essayer d'attirer un plus large public que les fans. Qu'on se rassure tout de suite néanmoins, Punisher: War Zone a réussi à éviter cet écueil en proposant une production dans l'esprit du comics: c'est violent, c'est gore, le Punisher n'a aucune pitié (ou presque) et on s'ennuie assez rarement tout au long du film. Ray Stevenson se débrouille plutôt bien dans le rôle (pas forcément un rôle de composition, mais qui demande un minimum de crédibilité tout de même).
En fait, ce qui entache le film, ce sont quelques petits défauts par-ci, par-là: le principal est que pas mal d'acteurs secondaires ont vraiment du mal: ils passent leur temps à cabotiner ou bien à être un peu largués. C'est un peu dommage pour la crédibilité de certaines situations et ça peut enquiquiner le spectateur. Egalement, certains effets spéciaux sont un poil à la ramasse, mais ils ne gênent en rien l'appréciation des scènes d'actions. Et enfin, c'est un défaut inhérent au Punisher (les fans ne pourront lui en vouloir mais je le signale pour les profanes): le scénario tient sur un ticket de métro. Mais bon, fallait pas s'attendre à de la haute psychologie! 


Bref que retenir de The Punisher: War Zone? Que c'est un bon film! Pas LE film Marvel mais il surpasse pas mal de tentatives d'adaptations du Punisher ou bien d'autres super-héros Marvel (le très soporifique Hulk d'Ang Lee pour ne citer que lui). Ses quelques petits défauts agacent mais sont vite oubliés à la vue des bonnes scènes d'actions.

Sur 10 gangsters traqués par le Punisher, il a le droit à un bon 7 cadavres envoyés à la morgue et pesés!
(PS: Je pouvais pas mettre moins à un film du Punisher, il me menace encore avec son flin^pfiqopjojp^bqjvpokqpkoeqzzkooooooooooooooooooooooo).






Voici un lien vers l'excellent site Marvel-World, un site complet sur l'univers Marvel si vous voulez en savoir plus sur cet univers complexe:
http://www.marvel-world.com/