dimanche 27 octobre 2013

[Cinéma] Avis : American Nightmare (The Purge)

Un synopsis alléchant peut cacher de bonnes surprises. Et des moins bonnes. American Nightmare faisait parti de ces films dans lequel beaucoup ont placé leurs espoirs. Qu'en est-il vraiment ?



Et si le crime devenait légal ? Attention, pas tout le temps, sinon ça ne serait plus un crime, mais juste le temps d'une nuit histoire que chacun puisse purger ses plus mauvais sentiments, ses haines longtemps terrées ? C'est ce que proposent les Pères fondateurs, nouveaux dirigeants des Etats-Unis lors d'une nuit durant laquelle tous les crimes sont permis, y compris le meurtre. Cette nuit a rendu de nombreux services, le taux de criminalité du pays est au plus bas, l'économie paraît plus florissant que jamais, et la Purge est surtout mortelle pour les gens qui n'ont pas les moyens de se défendre. Qu'en est-il lorsque l'on tente d'être humain en sauvant un homme sans défense au milieu de cette nuit ? Les autres bêtes vont vouloir vous le faire payer ...

Coucou c'est nous ! 


C'est le questionnement posée par le film et mise en scène par James DeMonaco. L'uchronie (enfin, pas exactement, il s'agît plutôt d'un futur possible puisque le film se déroule en 2020) proposée ici offrait un bon terrain de jeu pour un cinéaste habitué au cinéma d'action (notamment producteur du remake Assaut sur la centrale 13), fallait-il être habile dans les propos ou bien tirer dans le tas et attendre que la fumée retombe ?

Les forces de l'ordre n'interviendront pas durant la nuit de la purge ...


De Monaco ne sait jamais sur quel pied danser tout long du film, hélas ! On peut distinguer clairement deux parties dans le film, la première est la mise en place de l'univers et la prise en otage de la famille du personnage principale par un gang poursuivant un SDF réfugié chez eux. Cette partie est pour ainsi dire l'un des meilleurs moments de tension au cinéma qu'il m'ait été proposé de voir ces derniers temps (enfin, le niveau n'était pas très haut non plus ...), la bande-son accompagne les battements de cœurs de nos personnages principaux (à moins que ce ne soit les nôtres ?), et très vite, le vernis de l'introduction se craquelle pour laisser place à une paranoïa vraiment efficace. Le huit-clos est assez éprouvant.


"Les gars, c'est ici la rave, non ?"


Vous me direz "Mais, et la deuxième partie ?". J'y arrive, bande de z'hayppyfew ! La deuxième partie nous ramène un peu à la dure vérité du cinéma Hollywoodien : pour faire du fric, faut du gunfight. Le film s'évertuait à pointer du doigt la violence inhérente à la possession d'arme, ces meurtres gratuits ... Qui se déroulent lors de la deuxième partie ! Elle pourrait presque se résumer à "Pan, pan !" (mais pas que, y a aussi des "BIM, BADABOUM" et des "OUIIIIN"). Et c'est bien dommage car ce que la première partie avait construite se retrouve ici piétinée sous la nécessité de proposer aux spectateurs un gunfight digne de ce nom. Certes, on pouvait s'y attendre, mais le cran a été poussé trop loin et fait redescendre tout l'intérêt.

"On arrive sur la deuxième partie ..." "Et merde."


Pas la faute des acteurs, enfin pas entièrement : durant la première partie ils proposent un spectacle intéressant, mais sans creuser les personnages. On peut peut-être plus facilement s'identifier à eux peut-être, mais ça ne rend les personnages que moins "attachants". Dommage, car le personnage le plus intéressant, le chef du gang, n'est pas énormément vu et pourra paraître pour certains quelque peu caricaturale, pour d'autres un peu vide, bref, ça montrer que ce n'est malheureusement pas encore au niveau.

"Pitié, je ne veux pas retourner tourner la deuxième partie !"


Bizarrement, le film propose un univers intéressant à exploiter, grâce à qui la Purge n'existe ? Qui sont les pères fondateurs ? Est-ce le cas d'autres pays ? Le film appelle des suites, en espérant que cette potentielle licence ne s'enfonce pas dans la paresse scénaristique et filmique d'un Saw ou d'un Paranormal Activity.

"Mon meilleur profil pour la caméra !"


Bref, American Nightmare (The Purge) aurait pu être un moyen métrage faisant parti d'une série intéressante sur un monde où l'Humanité s'évapore peu à peu, un peu à la manière d'un The Walking Dead, avec moins de zombie et plus de grinçant. À défaut d'une véritable cohérence (une telle loi n'existerait pas dans notre société bien entendue, mais après on peut y voir là l’extrémité des extrêmes ! ), le film propose un bon départ pour une fin qui laisse perplexe... À quand la suite pour développer ?

5/10.

mercredi 16 octobre 2013

[Science] Le codage RSA ou comment protéger vos transactions bancaires

Premier article Science and co. et ça va parler codage avec le système de codage RSA!

Je vais essayer de vous expliquer comment marche le système qui crypte la plupart des transactions bancaires, et ce système marche sur un principe assez simple mais très efficace, tout d'abord quelques rappels assez techniques...

(NB : Je n'ai pas détaillé les calculs pour éviter que ce soit trop fouillis, tous les calculs sont fait grâce à Maxima !).

De gauche à droite, Shamir, Rivest et Adleman, les trois inventeurs du système RSA.

Rappel 1: La division Euclidienne


Le premier rappel est un rappel de collège! Rappelez-vous de la division euclidienne, quand votre professeur vous demandait un calcul comme ceci:
Il vous demandait en fait d'écrire 119 = 11 x 10 + 9, où 9 est le reste de la division euclidienne de 119 par 11.
On peut en fait faire ce que l'on appelle des congruences grâce à la division euclidienne: que sont les congruences?
On écrit que A = B mod [p] si B est le reste de la division euclidienne de A par p.
Par exemple, 119 = 9 [11] (donc en gros, on fait la division euclidienne de 119 par 11 et on marque le reste après le signe égal) ou bien encore:

28 = 6 x 4 +4 (division euclidienne de 28 par 6 qui donne comme quotient 4 et comme reste 4) nous donne que 28 = 4 [6].

On peut voir le système de la division euclidienne comme un moyen de partager équitablement le maximum de bonbons entre un nombre donné de personnes. Par exemple, j'ai 28 bonbons à distribuer équitablement entre 6 personnes. 
Je leur donne d'abord à chacun un bonbon, il me reste 22 bonbons. Il m'en reste plus de 6 donc je redistribue à nouveau un bonbon à chacun. Il me reste 16 bonbons, donc toujours plus de 6, je continue. Je donne à nouveau un bonbon à chacun, ce qui me laisse 10 bonbons, je continue j'en redonne un à chacun. Il me reste 4 bonbons, je ne peux plus distribuer de bonbons à tout le monde (2 personnes n'en auront pas).
J'ai distribué 4  fois un bonbon à chacun, et lors d'une distribution, je donne 6 bonbons. Il me reste 4 bonbons. Donc on a que 28 (nombre de bonbons) = 4 (nombre de fois où j'ai distribué) x 6 (nombre de personnes) + 4 (nombre de bonbons qui me reste).
Donc 28 = 6 x 4 + 4.

En abrégé, grâce à l'écriture modulaire, ça donne 28 = 4 [6].

Le résumé de la distribution de bonbons :


Cliquer pour agrandir


À noter que si le reste de la division euclidienne d'un nombre par un autre vaut 0, on dit que le deuxième divise le premier.

Par exemple, en reprenant l'exemple des bonbons, on voit que si on disposte de 121 bonbons à distribuer entre 11 personnes, on pourra distribuer 11 fois un bonbon à chaque personne et il n'en reste plus à la fin.
Donc 121 = 11 x 11 + 0 (il ne me reste plus de bonbon).



Enfin, on dit qu'un nombre m est premier avec n si un nombre (différent de 1) qui divise n ne divise pas m et vice-versa. Par exemple, 9 est premier avec 2 car les diviseurs de 9 sont 1,3 et 9 et 3 ne divise pas 2, 9 non plus. Les nombres premiers entre eux représentent un certain intérêt en arithmétique.

Rappel 2: La factorisation en nombre premiers.


Un nombre premier, c'est un nombre premier qui n'est divisible que par 1 et par lui-même. Prenons un exemple précis:
Vous avez un certain nombre de bonbons, disons n bonbons. Vous devez les partager en part égale entre plusieurs personnes! Eh ben si le nombre n de bonbons est un nombre premier, vous ne pourrez diviser en part égale que si le nombre de personnes est 1 ou égal au nombre de bonbons!

Par exemple, vous avez 6 bonbons, vous pouvez les partager en 1 bonbon pour 6 personnes, 2 bonbons pour 3 personnes, 3 bonbons pour 2 personnes ou 6 bonbons pour une personnes.
Par contre, si vous avez 11 bonbons, vous ne pouvez les partager que de deux manières: soit vous en donnez 1 à 11 personnes ou 11 bonbons à une personnes. 11 est donc un nombre premier.
53 est un nombre premier également, et ainsi de suite...

Voilà une analogie pour vous présenter les nombres premiers... Et ces nombres premiers sont fascinants! Pourquoi donc ? Parce qu'ils constituent les briques des autres nombres, un peu comme les cellules qui font notre corps !

On a le résultat suivant qui nous dit qu'un nombre est factorisable de manière unique en produit de nombres premiers...

Encore un exemple: 198 = 2 x 3 x 3 x 11, et 2,3 et 11 sont des nombres premiers.

Le résultat dit qu'on peut le faire avec tous les nombres! Et c'est cela qui va nous intéresser...

Partie 1: La répartition des nombres premiers


Il faut savoir qu'on ne connaît pas la manière dont sont situés les nombres premiers dans la suite des nombres entiers, en connaissant un nombre premier on a aucun moyen de savoir actuellement où sera situé le prochain! Il peut être simplement deux nombres plus loin comme mille nombres plus loin... Et c'est ce qui rend les nombres premiers si intéressants! Ils vont constituer le coeur de l'algorithme RSA, le côté a priori aléatoire les rendant très durs à trouver...

Le codage RSA utilise des grands nombres premiers (de l'ordre de 2000 chiffres) pour pouvoir fonctionner. On prend donc p et q deux nombres premiers de 2000 chiffres et on écrit N = p x q. On peut donc dire que la factorisation en nombres premiers de N est p x q.

Partie 2: L'indicatrice d'Euler

Euler


C'est une fonction imaginée par Euler, je ne m’étendrai pas dessus, mais elle intervient plusieurs fois par la suite, on la note P(n), et elle compte en quelque sorte les nombres qui sont premiers avec n.
Retenez simplement que P(N) = (p-1)(q-1), où N = p x q, p et q sont deux nombres premiers.

Par exemple, si N = 5 x 7 = 35  , alors P(N) = (5-1)x(7-1) = 4 x 6 = 24. Il y a donc 24 nombres qui sont premiers avec N.

Partie 3 : Le petit théorème de Fermat.

De Fermat.


Un génial mathématicien Français du 17éme siècle, De Fermat, nous donna le théorème suivant qui est au centre du système de cryptage RSA.
Il nous dit que si p est un nombre premier et a un nombre entier qui n'est pas divisible par p (par exemple 8 n'est pas un multiple de 3, car on ne peut pas partager équitablement 8 bonbons entre trois personnes), alors on a que a^(p-1) = 1 [p], c'est-à-dire que le reste de la division euclidienne de a x a x a x ... x a (on multiplie a p-1 fois avec lui-même) par p est 1. Un exemple.

On prend p = 5, a = 3.
Alors a ^(p-1) = a^4 = 3^4 = 3 x 3 x 3 x 3 = 9 x 9  = 81.

La division euclidienne de 81 par 5 donne :
81 =  16 x 3 + 1.
Donc a^(p-1) = 3^4 = 1 [p].

Partie 4 : Comment ça marche ?


Nous y voilà ! Comment marche donc le système RSA ?

Il s'agît d'un code dit à clé asymétrique, c'est-à-dire que le public sait comment coder un message grâce au système RSA, mais le décoder, seule la personne qui a dit aux autres comment coder un message sait comment décoder.

A contrario d'un code symétrique : par exemple le code César qui consiste à décaler les lettres d'une place dans l'alphabet est symétrique car dès qu'une personne sait comment coder, elle sait comment le décoder.
Ainsi le message
"CPOKPVS" peut être facilement décrypter en "BONJOUR" et "BONJOUR" peut être facilement crypter en "CPOKPVS"

On peut résumer le système de cryptage à clé asymétrique grâce à cette image :
La clé qu'utilise le personnage vert est connue de tous alors que la clé qu'utilise Alice est connue d'elle seule.
Le personnage vert "ferme" le message et seule la clé d'Alice peut "ouvrir" le message.


Donc supposons que Roméo et Juliette veuillent s'envoyer des messages d'amour sans que personne soit au courant ! Juliette, connaissant le système de cryptage RSA, le met en place !

- Pour cela, elle va choisir deux (grands de préférence) nombres premiers, que l'on va noter p et q, ils vont rester secrets.
- Elle va ensuite calculer N = p x q (module de chiffrement).
- Juste après, elle va calculer P(N) = (p-1)x(q-1), l'indicatrice d'Euler de N.
- Elle choisit ensuite e un entier tel que e soit premier avec P(N) (basiquement, on peut essayer tous les entiers à partir de 2 pour tomber sur un entier premier avec P(N).

On va faire un exemple : 
Juliette choisit p = 7, q = 11. Donc N = p x q = 7 x 11 = 77.
P(N) = 6 x 10  = 60.

Il faut maintenant trouver un entier e tel que e et 60 soient premiers entre eux. 2 n'est pas premier avec P(N) car 2 divise 60, 3 divise 60 également, ainsi que 4, 5, 6. Mais 7 est premier avec 60 car 7  ne divise pas 60.
Posons e = 7. 

Ensuite, elle doit trouver le nombre d tel que, si l'on fait la division euclidienne du produit e x d par P(N), alors le reste est 1.

Ici, il faut donc trouver d tel que  7d = 1 [60]. Il existe des algorithmes sachant faire cela ! On va admettre que d = 43 "suffit". 

Maintenant, elle rend publique deux choses : les nombres N et e (tout le monde les connaît). Elle garde par contre secrets p, q, P(N) et d.
Pourquoi rendre public N ? Car il est difficile actuellement de trouver les nombres premiers p et q seulement à partir de N, si p et q sont très grands ! Donc on ne court pas beaucoup de risque en faisant cela. 

On se donne un entier M, plus petit que N, qui va jouer le rôle de Message.
Pour transmettre le message, Roméo doit calculer M x M x ... x M (M multiplié avec lui-même e fois) puis faire la division euclidienne de M par N pour trouver le message crypté et l'envoyer à Juliette.

Dans notre exemple, Roméo choisit M = 30, on calcule donc 30 x 30 x 30 x 30 x 30 x 30 x 30 = 21870000000. (30 multiplié 7 fois avec lui-même).

Puis on fait la division euclidienne de 21870000000 par N = 77.
Ça nous donne : 21870000000 = 77 x 284025974 + 2.

Donc on a que C = 2, ce qui sera le message que Roméo enverra à Juliette.

Juliette recevra donc C comme message, et contrairement aux autres, elle sait comment le déchiffrer :

Il lui suffira juste de calculer C^d (le fameux d qu'on a gardé secret)puis de faire la division euclidienne de C^d par N pour retrouver M.

Pour l'exemple, il faut calculer 2^43 = 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2= 8796093022208. Puis maintenant on fait la division euclidienne de 8796093022208 par 77, ce qui fait : 

8796093022208 = 77 x 114234974314  + 30.

Et on retrouve le message d'origine qui était 30.

Sans les nombres p,q,d et P(N), un individu qui intercepterait (en arrêtant le messager par exemple) le message C ne saurait pas immédiatement le décrypter, et les techniques mises en oeuvre actuellement pour décrypter sont clairement inefficaces car elles mettent très longtemps à donner un résultat (sauf coup de chance).

Bref, ceci est une brève introduction à un système qui sert encore grâce aux progrès des recherches en mathématiques et qui a été amélioré depuis.
D'autres systèmes se développent pour parer à toute découverte qui pourrait rendre obsolète le système RSA, donc ne vous inquiétez pas, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles ! 
J'espère que vous l'aurez trouver clair, le sujet n'était pas d'un niveau facile mais j'ai essayé de vulgariser au maximum, n'hésitez pas à me faire un retour ! 





À bientôt pour un nouvel article Science & Co.


Les Annales du Disque-Monde

Petite présentation d'une série de livres qui compte aujourd'hui près de 40 livres (nouvelles et romans compris), dont 26 sont sortis chez Pocket, tous écrits par Terry Pratchett.

Al'Tuin et le Disque Monde


Le Disque-Monde est un monde ... en forme de Disque ( soutenu par trois éléphants en équilibre sur une Tortue (Al'tuin) qui dérive à travers l'Espace) : le fantasme de nombreux Romains, et autres religieux un peu zélés est réalité dans ce monde rempli d'ésotérisme et de magie. Cette dernière est présente partout, mais sa présence est telle qu'elle finit par en altérer la réalité. Afin d'éviter toute catastrophe arcanique dû à des mages ne sachant plus différencier sa gauche du vert, une université, l'Université de l'Invisible a été créé à Ankh-Morpork, grande ville où il fait bon vivre si on est gredin, tenancier de bar ou juste un peu fou. Nombreuses sont les personnes à vouloir rentrer, ou à vouloir en sortir de cette Université.
Mais il n'y a pas que cette Université qui concentre tous les soucis du Disque-Monde car la Mort rode, les gardes des villes ne sont pas très débrouillards, les apprentis mages laissés libres provoquent quelques catastrophes, les sorcières n'aiment pas être dénigrées, les barbares à la retraite reviennent dans le métier ...

La carte du Disque-Monde

Bref, le Disque-Monde est un bien beau boxon ! Parodie des romans d'héroïc-fantasy, on rencontre facilement au détour d'une page des dragons, de la magie, des trésors, des guerriers, des sorcières ... Et surtout de l'absurde ! Le principal intérêt des Annales du Disque-Monde est l'humour absurde qu'il se dégage : les actions des personnages sont souvent guidés par des croyances plus ou moins absurdes, les échanges entre les personnages sont surréalistes, des situations qui le sont tout autant ...

Belle représentation de Rincevent, par http://giljimbo.deviantart.com/


Un autre intérêt de cette série est que l'on ne suit pas les mêmes personnages selon les romans : certains romans nous proposent de suivre Rincevent, mage raté de son état qui se retrouve héritier d'un lourd pouvoir, d'autre Esk, qui se trouve être la première femme à pouvoir devenir mage du Disque-Monde, ou bien encore Mortimer, disciple de la Mort (qui est un Homme) malgré lui, et même la Mort elle-même ! Ou bien encore des sorcières, ou des gardes d'Ankh Morpork, un Orang-Outan bibliothécaire à l'Université de l'Invisible ... Une galerie de personnages tout aussi attachants les uns que les autres et plutôt bien travaillés dans l'ensemble !

La Mort, sur la couverture du jeu de rôle adapté du Disque-Monde


N'étant qu'au quatrième tome, je ne peux pas vous conseiller de tomes précis, il faut juste savoir que pour l'instant les deux premiers tomes (La Huitième Couleur, Le Huitième sortilège) se suivent dans l'histoire et que la Huitième fille est une histoire indépendante.

Je vous encourage à les lire car il s'agît là de petits bijoux de la littérature Anglaise, digne des Monty Python !

mardi 11 juin 2013

[Manga] Resident Evil : Marhawa Desire

Resident Evil a traversé les supports : après avoir commencé en jeu vidéo et sévi, malheureusement, sur nos écrans, après avoir été adapté en roman, voici que la licence débarque en manga. Pour le meilleur ?

Chriiiiiiis, notre sauveur ! 


L'histoire se déroule entre Resident Evil 5 et Resident Evil 6 : elle se déroule en pas très loin de Singapour, dans une école privée très réputée. Des incidents évoquant des attaques biologiques oblige Doug Wright, professeur en biotechnologie et assistant du BSAA (agence anti-bio-terrorisme) à enquêter sur place avec son neveu, sans savoir que ces événements vont changer l'histoire de Resident Evil à jamais.

Ricky, neveu de Doug Wright, également impliqué dans cette affaire


Voir débarquer une grande licence comme Resident Evil en manga (c'est aussi valable pour les films en fait ...), c'est toujours un moment de fébrilité pour les fans : on a peur de voir la licence se faire marcher dessus par les intérêts pécuniers d'éditeurs peu scrupuleux, exploitant la corde sensible, à coup de fan-service.

Ils ont une bonne tête je trouve, pas vous ?


Le manga est en quatre tomes, trois tomes sont déjà sortis, distribués par Kurokawa en France, est dessiné par Naoki Serizama et scénarisé par les scénaristes de la série de jeux vidéos. Graphiquement, le dessin est plutôt soigné bien que certaines cases soient quelque peu ... moches, avec des traits de visage assez irréguliers. Les zombies sont par contre plutôt pas mal et les autres créatures nous rappellent quelques cauchemars ...

Piers, personnage bien connu des fans (et moins fans) de RE6


L'ambiance générale même, du lieu où se déroule l'action, est également remplie de tension, fait douter le lecteur quant à l'allégeance de chacun : de quel côté est tel ou tel personnage ? Le scénario est globalement en accord avec la série, quelques rebondissements prévisibles et d'autres un peu moins, le scénario est globalement bien menés avec des fausses pistes et deux ou trois moments de tension (que ce soit les zombies ou les confrontations avec les dirigeants de l'école) assez bien fichus. Seule pour l'instant l'introduction de Mera Bui ne paraît pas indispensable ni à l'histoire ni à la "mythologie" générale de RE, la seule raison pour laquelle on semble la voir est de proposer un élément sexy à l'histoire (à moins qu'elle réapparaisse dans de futures histoires ?). Mais il reste encore un tome pour se convaincre du contraire !

Avec Chris, il ne faut pas s'attendre à de la subtilité ...


Mais, il y a un mais dans tout ce portrait à peu près positif, les tomes sont malheureusement très rapides à lire, ce qui gâche un peu le tout car à 7€65 le tome, le finir assez vite est un peu frustrant. Pourquoi pas attendre un pack avec les 4 tomes quand ils seront tous sortis ? Mais d'ici là je vous conseillerai plutôt d'attendre de voir s'il y a un pack, sait-on jamais, mais sinon vous pouvez y aller !

Le trio de choc !


En conclusion, une bonne surprise que cette adaptation plutôt réussie de la saga ! En espérant que la conclusion soit au niveau du reste de l'histoire.

dimanche 19 mai 2013

[Comics] Circle of Four


Chez Marvel, on aime bien les gros événements (Fear Itself, Avengers vs X-men...), les aventures en solo de certains héros (Daredevil : End of days ...) et ... les mini cross-overs ! En effet, régulièrement, Marvel sort des histoires mettant en scène plusieurs héros ayant chacun leurs comics respectifs, ce fut le coup pour The Omega Effect, regroupant Spider-Man, Daredevil et The Punisher. Aujourd'hui je vais vous parler d'un mini cross-over, Circle of Four mettant en scène Venom, Rulk, X-23 et Ghost Rider.



Venom est arrivé à Las Vegas, ayant dû effectuer une mission (récupérer le symbiote Toxine) pour un chef du crime à New-York. Mais Flash, l'hôte de Venom a illégalement "emprunté" Venom pour effectuer cette mission, Rulk est alors parti à sa poursuite. Tandis que de son côté, X-23 enquête à Vegas sur une affaire de clones utilisés à mauvais escient, Alejandra, le nouveau Ghost Rider, se retrouve attiré à Vegas par une force mystérieuse ...

Une petite mise au point avant de parler du comics, pour ceux qui ne lisent pas régulièrement les histoires de Marvel, ces noms doivent leur paraître inconnus :



Rulk : Un Hulk rouge (sans blague !) qui n'est d'autre que le Général Ross, ancien ennemi de Hulk (le vrai Hulk, le vert) qui a subi les expérimentations de M.O.D.O.K. . D'abord méchant après sa transformation, il a fini par rejoindre les Vengeurs sous les ordres de Captain America.



X-23 : Clone de Wolverine, à l'origine entraînée pour être une tueuse de sang froid, elle finit par s'enfuir et elle commence peu à peu prendre conscience d'elle-même et de la vie. Elle a néanmoins un sale caractère et donc une certaine propension à la violence comme son "père".



Venom : Ancien ennemi de Spider-Man, Venom est aujourd'hui porté par Flash Tompson, héros de la guerre et fan de Spider-man. L'armée lui a proposé de porter Venom pour des missions périlleuses et le plus souvent secrêtes.



Ghost-Rider : L'esprit de la vengeance a changé d'hôte, Johnny Blaze s'en est débarrassé grâce à un certain Adam qui l'a donné à Alejandra, une mexicaine. Les motivations d'Adam sont d'ordre religieuse, l’expiation du pêché à grande échelle étant son but ultime ...

Après cette remise en situation, parlons un peu du comics : Circle of Four est proposé en deux numéros en France, en un seul en import. Il est constitué de deux parties : "Road Trip" où Flash doit traverser les Etats-Unis en compagnie du nouveau Jack'O Lantern, un furieux psychopathe  pour récupérer un autre symbiote, Toxine (Que l'on reverra dans Minimum Carnage). La deuxième partie, "Circle of Four" nous narre les aventures de nos quatre héros, réunis par la force des choses pour affronter un ennemi commun, Blackheart (fils de Méphisto et éternellement en quête de pouvoir).

La situation n'est pas en faveur de ce bon vieux Jack ...

Autant dire que les deux parties se valent : la première est réussie de par son ambiance malsaine apporté par un Jack'O Lantern réussi, très inquiétant et surtout très barré et bad-ass et par un Flash préoccupé par le moral de sa mère après la mort de son père (et surtout de la survie de sa famille, menacé par Jack'O Lantern et ses sbires). Le road-trip oscille entre deux trois moments héroïques et quelques confessions, somme toute assez glauques quand c'est Jack qui raconte son enfance.

"Mouhahaha, je suis méchant, j'ai les yeux qui brillent et une coupe de m*rde !"


La deuxième partie, Circle of Four, la plus importante, est un pur défouloir pour nos héros : en même temps, réunir Rulk, X-23, Venom et Ghost Rider, il ne faut pas s'attendre à une réunion très philosophique  C'est un exultoire, un combat de MMA, le récit en rajoute des caisses des fois histoire de bien montrer que, comme Chaos War, l'histoire est avant tout là pour faire un truc fun. Mission réussie car les moments "Bad-Ass" s’enchaîne à la vitesse des pages pour atteindre le point culminant à ce moment-là :

Rulk portant le symbiote Venom et possédé par Ghost Rider ...

Plus bad-ass que ça, tu meures.

Quelques moments sont assez drôles (Flash n'est pas fan de Spidey pour rien).
Et bizarrement le scénario réussit avec brio à mettre quelques fois la pression, car la situation est désespérée, Blackheart voulant envahir le monde à partir de Végas et il est bien parti pour ...

Je n'ai pas parlé des dessins, ils sont globalement meilleurs sur Road Trip que dans Circle of Four mais ça reste toujours d'un bon niveau, ça ne nuit pas à la lecture.

Certains pourront donc reprocher à ce récit de manquer de profondeur, ce n'est pas faux, excepté à un moment où Blackheart joue avec les peurs de nos héros, on n'est pas dans de l'introspectif, mais plutôt dans de l'introspection du poing de Rulk dans la face des méchants. C'est fun, jouissif, bref, pas indispensable, mais clairement super à lire ! La fin laisse entendre qu'il pourrait y avoir un jour une suite dans les aventures de cette équipe atypique. Eh bien, pourquoi pas ?

Le mot de la fin pour Jack :

"Achète ce comics, sinon je te transforme en citrouille d'Halloween"

mardi 30 avril 2013

[Cinéma] Double avis : Iron Man 3 / Les profs


Aujourd'hui, pour la double critique, je vous propose Iron Man 3 et Les Profs, un américain, l'autre français et deux films qui valent le coup d'être vu (enfin, plus l'un que l'autre quand même !)



Iron Man 3

L'homme de fer est de retour, et ça ne plaisante pas.


Le retour de Tony Stark était attendu après un Iron Man 2 très moyen et un Avengers excellent. Remontra-t-il la licence Iron Man au niveau du 1 ?

Tony Stark est toujours aussi occupé avec ses armures et autres créations et depuis Avengers, il a des crises d'angoisse régulièrement. Un nouvel ennemi, le Mandarin, menace la sécurité des Etats-Unis, et par extension, du monde (oui, c'est normal). Tony Stark arrivera-t-il à faire face à une menace terroriste et à ses propres questions existentielles ?

Salut, moi c'est Tony Stark, je suis milliardaire et pa


On retrouve, toujours avec plaisir, Robert Downey Jr dans le rôle du super-héros playboy le plus riche de chez Marvel. Et autant le dire tout de suite, c'est toujours lui le principal argument d'Iron Man 3 ! Toujours autant à l'aise dans le rôle de Tony Stark, il occupe toujours autant l'écran par son jeu toujours aussi brillant !
Mais ce n'est pas tout, les dialogues sont bien travaillés et quelques répliques sont bien sentis (dans la veine de ça : http://www.youtube.com/watch?v=KY0-9SDF57I, je ne vais pas vous gâcher le film !) et le scénario, bien qu'un peu prévisible, est plutôt bien mené. Après, le rythme n'est pas bien géré, deux ou trois temps morts, mais rien de bien handicapant.

Son surnom ? Georges Abitbol


J'ai une grosse déception sur le film, mais je ne peux malheureusement pas vous en parler sous peine de vous spoiler. Et c'est un point qui, je le sais, divise les gens, surtout les fans de comics : certains ont adoré, j'ai été assez déçu, et pour d'autres personnes ça plombe le film. Il s'agît d'un rebondissement : je ne pense pas qu'il plombe le film, une fois le rebondissement passé, ça ne gâche pas tout.
Ah oui, une dernière chose : si vous n'avez pas vu Iron Man 1 et 2 et/ou Avengers, ce n'est pas un soucis pour comprendre le film, donc vous pouvez y aller les yeux fermés.

Iron Patriot, un sujet qui a divisé les fans également


Au niveau visuel, Iron Man 3 est une tuerie, mais est-ce nécessaire de le le préciser ? Si vous avez vu Avengers, vous savez que Marvel Studios aime bien en mettre plein les mirettes aux spectateurs ! Et Iron Man 3 ne déroge pas à la règle, c'est assez impressionnant, et la 3D, pour ceux qui voudraient le voir en 3D, est plutôt réussi.

Bref, Iron Man 3 est une bonne surprise, il rattrape largement Iron Man 2 mais attention quand même à ce rebondissement qui pourrait faire tâche pour les fans. Pour ceux qui ne connaissent pas les comics, allez-y, ça ne vous affectera pas !

8/10


Les Profs



Bon, l'adaptation n'a jamais été une spécialité française (Blueberry ...), ni même une spécialité en général du cinéma (excepté par quelques génies comme Whedon, Snyder ...). Que penser donc de l'adaptation d'une BD qui est sympathique mais qui ne figure pas parmi les meilleures BD françaises ? Réponse dans quelques lignes.

Les profs nous raconte l'histoire du lycée Jules Ferry dont le taux de réussite au bac ferait pâlir le taux de réussite à un test d'orthographe d'une équipe de joueurs de foot. À situation désespérée, mesure désespérée, On fait appel à la pire équipe de profs possibles. Moins fois moins, ça fait toujours plus ?

Les élèves, ou ceux qu'il faut sauver du désastre ...


Les comédies à la Française, tout bon cinéphile s'en méfie. Pas forcément comme de la peste, mais pas loin. Les profs faisait parti de ce genre de film, mais finalement, on s'en sort plutôt bien ! Réalisé par Pierre-François Martin-Laval (Pef pour les intimes), cet ancien Robin des Bois qui nous avait livré le joli "Essaie-moi" et le médiocre "King Guillaume", et avec Pef, Isabelle Nanty, Kev' Adams, Christian Clavier, le casting ne laissait pas place au rêve a priori, mais finalement, la bonne humeur et le côté un peu déjanté du film nous emporte finalemennt dans une succession de gags plus ou moins réussis. Quelques gags un peu lourds viennent nous rappeler quand même qu'on n'a pas affaire avec Hazanavicius et son, pour moi, excellent OSS 117 : Rio ne répond plus (et ce bien que j'aime bien Pef).

La fine équipe ! 


Bref, les profs sont une bonne surprise, ce n'est pas le film de l'année, mais vous passerez un bon moment devant !

7/10

mardi 23 avril 2013

[Comics] Avengers vs X-men : le bilan


Ca y est, ils ont fini de se taper dessus, il y a eu des gagnants, des perdants, et dans tout ça, le lecteur est de quel côté ?

Vengeurs contre X-men et vous ne revez pas, Wolverine est bien contre Emma Frost ! 


Il faut avouer que le scénario de départ laissait peu de doute quand au niveau intellectuel du cross-over, on est loin de l'introspection et du récit profond, ici, un seul mot d'ordre : Baston !

 Le retour du Phoenix sur Terre a réveillé certaines cicatrices au plus profond des cœurs de certains et les autres savent de quoi est capable cette entité dont on ne sait pas grand chose. Scott Summers, alias Cyclope, y voit une occasion de sauver les mutants à travers Hope, la première mutante née après le fameux jour où la Sorcière rouge neutralisa presque tous les mutants de la Terre, qui est annoncée comme le messie qui les sauvera tous. Les vengeurs ne l'entendent pas de cette oreille et vont tout faire pour empêcher les X-men d'utiliser le Phoenix...

Soyons clairs : AvX n'est pas le meilleur cross-over Marvel, mais il a le mérite d'un peu rattraper le niveau comparé à Fear Itself qui avait tendance à le plomber. Nous sommes là en présence d'un récit pas très recherché et des fois un peu perché (qu'ont à voir Ku-lun la cité mythique du kung-fu et le Phoenix ? Vous le découvrirez en lisant le ties-in New Avengers !), mais qui a le mérite de rester à peu près cohérent jusqu'à la fin.

Cette variante est superbe, j'adore Skottie Young !


Tient, parlons-en de cette fin : celle de Fear Itself m'avait profondément déçue en étant expédié trop vite fait, et bien là, vous avez le droit à une vraie fin comme il se doit, tout à fait épique, et surtout avec deux trois petits rebondissements à la clé (dont un tout à fait surprenant !), bref, une fin comme elle se doit d'être !
Globalement, on en ressort avec une impression de bourrinitude (oui, je fais des barbarismes) incarnée : globalement, c'est bourrin, très bourrin, voir pour certains un peu trop. Et les auteurs ont d'ailleurs poussé l'excès (ou ont eu l'idée géniale, c'est au choix) de proposer des numéros hors-séries : les Versus qui présentent certains combats en particuliers (Psylocke vs Daredevil est pour moi le meilleur combat du lot, classe et trépidant !) un peu à la manière d'un combat de catch (avec des logos et tout, très franchement, j'ai bien accroché à cette idée). Le scénario est bien pensé des fois (avec un passage épique où Spiderman joue les héros et montre qu'il a des tripes !) mais ça reste peu surprenant sur l'ensemble au final dans le déroulement. Du classique en somme.

Un exemple de Versus, concept bien vu !


Après au niveau des dessins, si on pouvait se passer des premiers numéros, on le ferait. Très honnêtement, Romita Jr a fait un boulot très moyen sur les premiers numéros et quand on passe à Coipel, c'est un peu (beaucoup en fait) comme une bouffée d'air frais ! Mais malheureusement, on ne peut pas y échapper ...
Pour les ties-in, ils se sont moins dispersés que pour Fear Itself, après on se retrouve toujours avec des ties-in inégaux : New Avengers parle un peu de tout et n'importe quoi (mais aborde justement la mystérieuse cité de Ku-lun), Avengers montre l'état de désespoir des Vengeurs, X-men nous montre un peu la chose du côté des X-men justement (ce qui est pas négligeable puisque le récit suit principalement les Vengeurs) avec une petite aventure face à M. Sinistre et puis une opposition Malicia / Miss Marvel qui rappelle de vieux souvenirs. Il n'y a pas vraiment un tie-in comme Journey Into Mistery qui râfle la mise en terme de meilleur ties-in mais au moins, il y a de la constance.

ça ...
Contre ça ! La French Touch l'emporte haut la main !


Le mois prochain sort AvX : Conséquences où l'on suivra les conséquences de ce cross-over et la naissance de certaines séries (Uncanny Avengers, Uncanny X-men, All New X-men ...), et les échos sont bons sur ce numéro ! Surtout avec le retour de Cable (qui aura sa propre équipe de X-Force !) ...

Mystérieux hein ? Rendez-vous en juin avec Bacchalo au dessin pour comprendre !


Pour conclure: AVX ne s'élève pas au rang d'un [Mettre ici votre cross-over Marvel préféré], mais il a le mérite d'éviter les écueils de Fear Itself (le soufflet pas très reluisant qui s'effondre à la fin ...) et propose un contenu divertissant, à défaut d'être intelligent ! Vous pouvez tenter le Marvel Deluxe quand il sortira donc !

7/10


Une autre de Young,  sympa encore une fois (bien que Diablo ne soit pas "vivant" à ce moment-là)
The End ... ?